DES MESSAGERIES PRUSSIENNES
ment son coin en face de moi et qui n'avait pas desserré les dents depuis notre départ de Liège.
— Vous dites, monsieur? repris-je en me retournant vivement de son côté, médiocrement satisfait de l'observation.
— Ché né tis rien, clic tors.
■ — Vous faites très-bien de dormir, mais ne rêvez pas tout haut, hein! Ou si vous rêvez, rêvez dans votre langue maternelle.
L'Allemand se mita ronfler.
— Postillon, vorwarts! cria le conducteur.
La diligence partit au grand galop. Je me hâtai de jeter un coup d'œil par la portière pour apercevoir au moins les ruines poétiques que venait de me signaler mon obligeant voisin; malheureusemenl la roule Taisait un coude et elles avaient déjà disparu.
A quatre heures trente-cinq minutes, pas une seconde de plus, pas une seconde de moins, nous entrions dans la cour des messageries à Aix-la- Chapelle.
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