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demment qu'uno aimable llattorio, molivre par quekpies relalions do politesse qui s'étaient établies entre Voltaire et l'auteur italien. Les deux ouvrages dillérent à nn tel point l'un de l'iiulre par les circonstances de l'action, le genre, le ton, la manière, sans parler ilu talent, que toute comparaison est impossible. Pour montrer cond)ien la distance est grande (juant au genre et au ton, il nous suffira de dire que dans la comédie italienne, écrite en prose commune, le père du Menteur, le valet du Menteur, et un autre valet ou confident s'appellent Pantaloue, Arlecchino et BrigheUa, noms de trois masques traditionnels, parlant tous le patois vénitien. Goldoni revendicjue à bon droit son originalité telle quelle dans un mot de préface, où, par un scrupule de délicatesse, il reconnaît d'une manière générale ([u'il a fait quelques emprunts à la pièce française (il ne paraît pas avoir connu l'espagnole) : il a rej)roduit en effet les plaisantes inventions d'un mariage forcé, d'une femme enceinte, d'un adversaire tué en duel. Au lieu des tirades narratives, c'est en un menu dialogue qu'arrivent une à une toutes les fictions de ce Menteur. Les questions du bonbomme Pantalon en provoquent cbaque circonstance successivement, et son jeu de scène devient ainsi le côté le plus plaisant (bî spectacle.
Du reste, le tour bonnète et assez sérieux des idées de Goldoni est mar([ué par son dénoùment. Le menteur Lélio, qu'il a rendu pins méprisable que séduisant, est à la fin cliassé par la famille à laquelle il voidait s'allier, et rejeté par son père Pantalon Bisognosi, (pii l'abandonne, en lui comptant sa légitime, aux poursuites d'une femme étrangère, qu'il a séduite et délaissée. ' '