Ibid., p
Dü STYLE DE ROUSSEAU.
Page 89. Le morceau obscur et subtil sur cette distinction que les bons ne seront pas récompensés, mais seulement dédommagés dans une autre vie ', a été tardivement inséré à la fin d’un paragraphe qui pouvait parfaitement s’en passer.
Pages 90 et 91 . Les deux beaux paragraphes sur le sort futur des méchants sont le fruit du dernier travail dont notre manuscrit nous conserve la trace. Au lieu de ces pages a de la plus vraie éloquence, il y avait seulement : « Ne me demandez pas non plus si les tourments des méchants seront étemels, et s’il est de la bonté de l’auteur de leur être de les condamner à souffrir toujours. Je l’ignore encore, et n’ai point la vaine curiosité d’agiler des questions inutiles. Que m’importe ce que deviendront les méchants? Je ne prends aucun intérêt à leur sort. C’est ainsi que contemplant Dieu dans ses œuvres... » Rousseau a senti que ce peu de mots étaient bien dédaigneux et bien durs pour une grande partie de nos semblables. Il a commencé à substituer : « Je prends peu d’intérêt » à « Je ne prends aucun intérêt à leur sort. » Puis il a ajouté quelques lignes, puis quelques lignes encore, en pratiquant renvois sur renvois; et d’additions en additions très difficiles à déchiffrer il a rempli deux pages. Nous avons en cet endroit le vrai brouillon de Rousseau, comme au reste dans tous les endroits nouveaux. On assiste au