‹ Fragments et souvenirsChapitre 108 sur 117 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

DU STYLE DE ROUSSEAU

« Tes désirs, ta gran dcur, ton inquiétude, ont unautre principe que le corps qui t’enveloppe. » Il est trop évident que la grandeur de l’homme, si cette grandeur existe, ce qui est la question, suppose un autre principe que le corps; et puis, le corps qui t’enveloppe ne dit rien de plus que le corps lui-môme. « Tes sentiments, tes désirs, ton inquiétude, ton orgueil même, ont un autre principe que ce corps étroit dans lequel tu te sens enchaîné »

Page 74. « J’ai toujours la puissance de vouloir, mais non celle d’exécuter1 2. » On ne peut saisir l’imperfection bien légère de cette leçon qu’en lisant la correction du maître : « J’ai toujours la puissance de vouloir, non la force d’exécuter. » La puissance a quelque chose de plus intime qui se rapporte mieux à la volonté; la force est plus extérieure et touche davantage à l’exéculion.

Page 94. Le morceau suivant était bien abstrait, un peu scolastique, et en même temps assez vulgaire: « Rien ne se fait de rien : quelle puissance lui (à l’Étre actif par excellence) aurait donné l’être? Rien ne retourne à rien : comment pourrait-il finir ? Sa durée est certainement éternelle par rapport à moi : que voudrais-je savoir de plus? Si je ne conçois pas comment l'Étre actif est par lui -même, je conçois beaucoup moins comment il serait sorti du néant et comment il pourrait y rentrer. » Rousseau a substitué à cette subr

Page 1