M. ANCILLON
des connaissances li és solides en physique , un rare talent d’expérience et l’habitude d’une méthode rigoureuse.
Le lendemain, M. Ancillon m’envoya l’ouvrage dont il m’avait parlé, ses Nouveaux mélanges de littéralure et de philosophie. J’y remarquai les articles suivants : Éléments de philosophie, ou Tableau analytique des développements du moi humain ; De l'abus de T unité en métaphysique; De la philosophie de la nature ou du système de t unité absolue. Je revins plusieurs fois chez M. Ancillon pour lui proposer les difficultés que m’avait fait naître la lecture de ces différents morceaux. Je me permis de lui représenter que ni lui ni M. Jacobi, qui parlent tant de Platon, ne sont pas assez platoniciens, qu’ils tiennent de Kant plus qu’ils ne pensent, et subjeclivenl 1 beaucoup trop la laison. Jelui exposai ma théorie de la raison comme l’apperceplion pure et simple de ce qui est, l’intuition directe de la vérité. Je critiquai même ce titre : Éléments de philosophie ou développements du Moi, la vérité qui n’appartient pas au moi ne pouvant en être un développement. Puis, à ce propos, reprenant ses premiers Mélanges de littéralure et de philosophie, qui avaient paru à Paris en 1809, et que j’avais fait connaître à mes auditeurs dans mes leçons de 1816, je tâchai de le piquer un peu en lui disant qu’il avait soutenu autrefois une toute autre théorie, selon moi, également défectueuse, et je lui renouvelai les objections