‹ Fragments et souvenirsChapitre 27 sur 117 · Voyez Philosophie de Kamt, passim · texte numérisé non relu

Voyez Philosophie de Kamt, passim

SOUVENIRS D’ALLEMAGNE

que j’avais publiquement élevées contre divers passages de son Essai sur l'existence et sur les derniers systèmes de la philosophie allemande. Je lui reprochai de tomber dans le défaut de l’abstraction qu’il reproche îiM. Schelling, en mettant la notion de l'existence avant celle du moi, comme si pour le moi il pouvait y avoir la connaissance de quelque existence avant celle de sa propre existence, et comme si une saine psychologie permettait de placer la notion de l’existence , c’est-à-dire d’une existence indéterminée, avant celle d’une existence déterminée, quelle qu’elle soit! Je retournai enfin contre lui-même toutes les bonnes cl solides objections qu’il a opposées au système de M. Schelling*. Impossible d’instituer

1. Nous ne parlons point ici après coup : on trouvera ces diverses objections suffisamment développées dans nos Premiers Essais de Philosophie, cours de 1816 sur la question de l’existence personnelle, Académie de Berlin, p. 124. Le passage est tellement important que noue demandons la permission de le mettre sous les yeux du lecteur : « M. Ancillon dit : « La perception de l’existence est immédiate; elle est différente de la perception du moi, car le moi n’exislant qu’avec l’existence de ce qui n’est pas moi, suppose que le moi se distingue du monde extérieur ou du moins de ses propres représentations. La perception du moi n’est donc pas une perception immédiate ; elle est postérieure à celle de l'existence; elle la suppose et en est en quelque sorte le premier développement. » Il est singulier que ce passage se trouve eqtre les deux critiques que M. Ancillon fait de Wolf et de M. ScheKing. N’est-il pas de toute évidence qu’il tombe dans l’erreur même qu'il leur reproche? Cela est si vrai que nous pouvons tourner contre M. Ancillon les objections qu’il adresse à M. Schelling. Remarquez, lui dirons-nous, qu’il ne s’agit pas de trouver le secret de la notion d’existence. Cela est trop aisé; il est bien facile de voir que c'est une abstraction, et cette abstraction nous la faisons nécessairement sur un être particulier. Mais il s'agit des existences déterminées et réelles. Comment connaissons-nous les êtres individuels. Dieu,

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