‹ Fragments et souvenirsChapitre 41 sur 117 · Président delà Junte · texte numérisé non relu

Président delà Junte

SANTA-ROSA

■chevalier dal Pozzo que notre soumission à S. M. le roi Charles-Félix préserverait indubitablement notre pays de toute occupation élrangère, et qu’elle pourrait avoir en outre pour résultat une amnistie complète, et la concession d’un statut conforme aux vœux et aux besoins des sujets de Sa Majesté.

« Je ne parlerai pas du bonheur de n^ pas voir d’armées ■étrangères sur le sol de la patrie. C’est à ce bonheur que nous sommes prêts à sacrifier la gloire de périr dans une lutte inégale. Mais je prierai Votre Excellence de me permettre de l’entretenir un instant de notre situation intérieure.

« Notre gouvernement était pleinement absolu de droit et de fait. Le Piémont est trop avancé dans la civilisation pour pouvoir s’y résigner, surtout après l’expérience qu’il a faite depuis 1814 de l’imposibililé d’avoir môme une bonne administration avec un tel gouvernement. Si le roi se borne à tempérer la monarchie pure avec des institutions qui la rapprochent du gouvernement représentatif sans le réaliser, nous serons conduits par une tendance irrésistible à songer toujours à des institutions plus libérales, les esprils ne se fixeront point; on ne verra pas ce qu’on a obtenu, on verra ce qui reste à obtenir. Nous n'aurons ni paix, ni repos, ni bonheur. Je ne crois pas que mes concitoyens soient invinciblement attachés à (elles formes de constitution plutôt qu’à d’aulres; mais je suis persuadé qu’il leur

Page 1