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Noie dbcxième, M. Fourier en Egypte

ÉLOGE DE M. FOURIER

de géodésie et de mécanique avec Andréossy et Girard, de physique et de chimie avec Malus et Berthollel ; ou bien il discutait avec Denon et les antiquaires improvisés fle l’expédilion l’Age obscur des mystérieux édifices de Dendérah et d'Esné qu’ils avaient visités ensemble. Mais ces nobles loisirs s’évanouirent bientôt. Le général Bonaparte vit son étoile pAlir à Saint-Jean-d’Acre et repasser d'Orient en Europe; il la suivit. Les circonstances rengagèrent une seconde fois M. Fourier dans les affaires. Kléber lui donna toute sa confiance, et le secrétaire de l’Institut devint à’ia fois le ministre de la justice, le ministre de l’intérieur et quelquefois même le ministre des relations extérieures de l’Égypte française'. Les habitants, les savants, l’armée, le respectaient et le chérissaient à l’envi; et quand les désastres s’accumulèrent sur la vaillante colonie, quand le poignard frappa Kléber le même jour où Desaix tombait à Marengo, ce fut M. Fourier que la douleur commune voulut avoir pour interprète; noble mission, douloureux discours, où, malgré la résolution de l’orateur de soutenir les courages, la tristesse de ses paroles semblait avouer que les funérailles des vainqueurs d’Héliopolis et de Sédiman étaient celles de l’expédition elle-même. Quelle scène, Messieurs! Représentez-vous A six cents lieues de la patrie, sur les bordes du Nil, au pied des Pyramides, en face du désert, l’armée française réduite A une poignée d’hommes, ramenée des extrémités de

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