M. FOURIER, PRÉFET DE L'ISÈRE
Au retour d’Égvpte, Fourier voulait rester Paris pour reprendre et poursuivre ses anciennes études, et il demandait à être employé dans l’instruction publique qu’on organisait alors. Le premier consul lui fit offrir par Berlhollct la préfecture de l’Isère. Cette offre était un ordre, et, le 2 janvier an xi, il fut nommé à celle place qu’il occupa jusqu’en 181 S. En 1808, l’empereur le nomma baron avec dotation.
Le grand travail auquel Fourier a attaché son nom pendant sa préfeelure-de l’Isère est le desséchemeut des marais de Bourgoin. Imaginez d’immenses marécages qui s’étendent jusque dans trente-sept communes et forment des terrains vagues, dangereux par l’air infect qu’ils exhalent, et à peu près inutiles «\ tous les riverains. Depuis Louis XIV, le gouvernement avait plusieurs fois entrepris d’assainir ces terrains et de les rendre à l’agriculture. A diverses époques, celte opération avait été reprise sans pouvoir être terminée, à
1. Nous devons les éléments de cette note à l’obligeance de M. Augustin Périer qui, après avoir suivi les cours de Founer à l'École polytechnique, avait formé avec lui à Grenoble des relations intimes qui ont duré jnsqn’à sa mort.