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Rapport sur les Tontines et les Caisses d’assurances

NOTES SUR M. FODRIER.

que des faits isolés sans lien et sans lumière, incapables de fonder aucune science ni par conséquent aucun art véritable. Ne dédaignez donc pas ces abstractions, comme on les appelle; car il ne faut qu’un moment, une heureuse application, pour les rendre fécondes et en tirer des trésors pour la société tout entière. Nonseulement la dignité de l’esprit humain, mais la puissance matérielle de l’homme, son industrie, les arts qui embellissent la vie, et ceux même qui la défendent, le bonheur des particuliers comme la fortune des empires, sont engagés dans la culture ou dans l’abandon de cette noble science; et il a fallu, dans une nation, une civilisation très avancée et du caractère le plus élevé, pour que celte nation ait possédé à la fois trois hommes comme Lagrange, Laplace et Fourier. Ces trois grands hommes ouvrent magnifiquement le xix' siècle. Tandis que Lagrange semait à pleines mains les calculs dans les champs de l’infini, Laplace assurait au système du monde d’inébranlables bases, Fourier découvrait les lois de la propagation de la chaleur dans toutes les régions du ciel et de la terre; il déterminait l’état primitif et déroulait ia plus antique histoire et les changements intérieurs de ce monde que nous habitons, et dont plus tard M. Cuvier devait décrire les changements extérieurs et les dernières révolutions dans le règne de la nature animale. Puisse ce xix' siècle ne pas finir sans produire encore un autre travail qu’amènent et préparent tous ces travaux, et pour lequel tant de matériaux .l 'amassent, une histoire de l'homme!

DISCOURS

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