‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 101 sur 295 · COMPLET DE CELUI QUI BLÂME ; L'USAGE COMPLET D'UN ENNEMI ; LA FORCE DE · texte numérisé non relu

COMPLET DE CELUI QUI BLÂME ; L'USAGE COMPLET D'UN ENNEMI ; LA FORCE DE

renouveler, et la force du soutien. Je dis : a l'usage complet de celui qui blâme; » car alors, si Ton a fait des actions vicieuses, on a beaucoup de repentir. Je dis (ensuite) : « l'usage complet d'un ennemi ; » car alors, bien que l'on ait commis des actions vicieuses, on déploie de l'énergie pour accomplir des actes de vertu. Je dis (encore) : « la force de renouveler ; » en effet, quand on a accepté complètement une obligation, on obtieût une obligation inébran lable (ou éternelle). Je dis (enfin) : « la force du soutien ; » quand on est allé en refuge dans le Buddha, la Loi et la Confrérie, et qu'on n'abandonne pas l'esprit de Bôdhi, si l'on s'appuie sur la possession de cette force, on ne peut

être surmonté et vaincu parle péché qu'on a commis. Maitrêja, le Bôdhisattva Mahâsattva, s'il observe ces quatre lois, a beau avoir commis des péchés, il en surmontera victorieusement l'amas. Que les Bôdhisattvas Mahâttsatvas lisent perpétuellement ce sûtra ! Qu'ils le comprennent, qu'ils le méditent, qu'ils le répètent! Après cela, il n'est pas possible que les mauvaises actions portent leurs fruits.

Quand Bhagavat eut donné ce commandement, le Bôdhisattva Mahâsattva Maitrêya, ces Bhixus, ces Bôdhisattvas, Indra et les autres fils des dieux et ces assemblées qui renferment tout, s'étant réjouis, louèrent ouvertement l'explication donnée par Bhagavat.

Fin du sûtra intitulé : « Démonstration des quatre devoirs ou préceptes. »

CATUSKA-NIRHÂRAi

La traduction de ce texte a été publiée dans le numéro du Journal Asiatique d'avril-mai 1867. Ce sûtra où renseignement est donné par Manjuçrî est certainement de date relativement récente. On y trouve, avec des préceptes delà morale universelle, différentes sentences reproduisant la terminologie bouddhique, et des bizarreries qui appartiennent aux développements ultérieurs de la religion. J'avais donné dans le Journal Asiatique le texte tibétain des stances ; je retranche cette partie qui est ici parfaitement inutile, et je ne conserve des notes que ce qui se rapporte aux questions de doctrine ou de morale. J'ai aussi tenu compte de quelques rectifications qui m'ont été proposées dans le temps par M. Foucaud.

- Mdo XX, 10, folios 87-09 —

En langue de l'Inde : Arya chatuska-nirhâra-nâma mahâyâna-sûtra. — En langue de Bod : Hphags-pa vji-pa sgrub- par j es bya-va theg-pa chen-pô-i mdo. En Français : Sublime sûtra de Grand Véhicule, intitulé les Quatre achèvements (ou perfections) .

Adoration à tous les Buddhas et Bôdhisattvas. Voici le discours que j'ai entendu une fois. Bhagavat résidait à Çrâvastî, à Jetavana, dans lo jardin

1 Le Kandjour porte Nirahdra ; ce qui est une légère incorrection.

d'Anâthapindada, avec une grande assemblée de Bhixus, réunis au nombre de cinq cents Bhixus, et de cent mille Bôdhisattvas, n'ayant tous pour vêtement qu'un grand amulette, avec tous les fils de dieux, qui vivent au sein (de la région) du désir, et qui vivent au sein (de la région) de la forme.

Puis Bhagavat, entouré complètement d'une assemblée de plusieurs milliers, regardant en avant, se mit à enseigner la loi.

Ensuite Manjuçrî -Kumâra-Bhûta, pour faire une offrande, prit un baldaquin en pierres précieuses, de la mesure de dix milles, et l'assujettit sur l'excroissance de la tête de Bhagavat. Or, au sein de cette assemblée, il y avait un fils de dieu, de la section du Tusita, appelé Çrîbhadravat *, qui ne voulait pas se détourner de la Bôdhi parfaite et sans supérieure. Absorbé dans la méditation, il se mêla à cette séance, y prit place, et s'étant levé de dessus le tapis où il était assis, il ramena son vêtement sur son épaule, mit en terre la rotule du genou droit, puis, ayant joint les mains et s'étant incliné du côté où était Manjuçrî -Kumâra-Bhûta : « Manjuçrî -Kumâra- Bhûta, n'es-tu pas encore satisfait d'avoir accompli l'œuvre de l'offrande au Tathâgata ?» — Manjuçrî reprit : « Fils d'un dieu, comment entends -tu ceci ? Le grand Océan est-il jamais rassasié de toutes les eaux qu'il reçoit ? » Le fils d'un dieu répondit : « Manjuçrî, cela n'est pas. » — Manjuçrî repartit : « Fils d'un dieu, tel qu'est le grand Océan, le lac profond, difficile à sonder, telle est la science sans mesure, immense, de celui qui sait tout, cette science qu'il faut poursuivre ; et le Bôdhisattva a beau avoir accompli l'œuvre de l'offrande au Tathâgata, il ne doit jamais être satisfait. »

Le fils d'un dieu reprit : « Manjuçrî, par quel effort le Bôdhisattva fera-t-il son offrande au Tathâgata. »

Manjuçrî répondit : « C'est au moyen de quatre efforts que le Tathâgata fera son offrande. Quels sont ces quatre efforts ? Ce sont :

Un effort pour la qualité de tout savoir ;

Un effort pour la délivrance complète de tous les êtres;

Un effort pour que l'amour des trois joyaux ne soit pas brisé ;

Un effort pour saisir complètement l'appareil (ou l'assemblage, des qualités du champ du Buddha*

* Restitution en santkrit du nom tihélain i pal-beau psAdan.

« Fils d'un dieu, ce sont là les efforts au nombre de quatre, par lesquels le Bôdhisattva fera des offrandes au Tathâgata. »

Le fils d'un dieu reprit: « Manjuçrî, en faveur de Brahmâ, qui a les cheveux noués au sommet de la tête, et qui réside parmi les fils des dieux de la section de Brahmâ, développe bien, je t'en prie, ô Manjuçrî, cette exposition suivie de la loi, appelée les quatre perfections du chemin des Bôdhisattvas. Moi et cette assemblée tout entière, nous désirons l'entendre, Manjuçrî ; on ne refuse pas aux Bôdhisattvas la communication de la loi, on ne refuse pas de les faire participer à la doctrine de celui qui enseigne. »

Manjuçrî répondit : « Fils d'un dieu, écoute, et retiens bien ; je l'exposerai cet enchaînement de la doctrine appelée les quatre perfections (Nirhâra1).

ce qu'il est convenable que les bôdhisattvas fassent pour créer

la pensée d'un désir élevé (xxii, j)

1. Gréer une pensée en vue de rassembler (VIII, 2 ; XV, 4; XVI, 3) des êtres (2,

VII, 4; IX, 1 ; XXIX, 3) sans nombre ;

2. Gréer une pensée en vue de mûrir (VI, 3; VII, 4; IX, 1; XIII, 3; XIV, 4)

complètement des êtres sans nombre ;

3. Gréer une pensée en vue d'accumuler d'innombrables racines de vertus (XII, 4 ;

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