‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 110 sur 295 · Le pied du sens · texte numérisé non relu

Le pied du sens

1 Cet article est 1res nihiliste, il nie l'existence des quatre éléments suivants : 1. bdag {âtmâ) le moi; 2. sems-can, le corps (?); 3. srôg (prâna), la vie; 4. gang-zag (pudgala), l'individualité ou la conscience morale. Le deuxième terme, sems-can, désigne ordinairement un « être animé ». Ce sens est ici inadmissible. Notre mot doit représenter un des éléments de la personne humaine, mais lequel? Nous avons déjà « l'âme (âtmâ) », « la vie (prdna) ; » la conscience morale (pudgala). Que peut-il rester, sinon « le corps »? Je m'explique sems-can « le corps », comme le sanscrit dehî, c Tàrne; » dehî signifie « celui qui a un corps », c'est-à-dire « l'âme »; sems-can signifie « celui qui a une àme ou un esprit », c'est-â-dire le « corps », conception moins spirilualiste assurément, mais facile à entendre. Ajoutons que le corps doit être précisément ce qui contrarie l'extase (samâdhi). Notre texte rattache à Vâtmd, la moralité, et au pudga'a, la délivrance. Or, il semble que ce devrait être le contraire; \e pudgala est considéré commj le siège de la vie morale, tandis que Vâtmd serait le moi, l'être individuel; Vâtmd semble être le principe pensant, \e pudgala, la conscience morale, 1 élément responsable ; dès lors le raisonnement devrait être : « parce que le pudgala n'existe pas, la

3. Le pied du solide établissement, par la diminution des qualités de l'action et de

l'entourage extérieur (X, 4);

4. Le pied de la réunion de tous les chemins qui mènent à la Bodhi (VI, 4; VU ;

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