Que ce soit d'un précipice ou d'une montagne
ou d'un arbre que tombe un homme, dans sa chute il obtient une place (favorable),
celui qui ne trahit pas ses amis.
10. Comme les vents (Maruts) ne peuvent rien sur le Nyagrodha,
qui pousse de profondes racines, ainsi les ennemis ne peuvent le surmonter,
celui qui ne trahit pas ses amis.
* D*après le pâli : ses enfants (sont comme) un frait qu'il savoure.
MANGALA SUTRA
Le dernier texte du XXXe volume du Mdo et de toute cette section, le Mahâ-Mangala-Sûtra, est la traduction d'un sûtra pâli du recueil intitulé Sutta-Pitaka, reproduit dans le Khuddhakapâtha et dans le Pari tta, et que les bouddhistes du sud ont en très haute estime. L'équivalent tibétain se trouve dans le Rgyud, au volume XIX, sous le titre de Devapariprccha- Mangala-Gâthâ. Quoique ce dernier texte renferme plus de stances que l'autre, et que l'ordre des stances y soit interverti, la commune origine des deux textes est facile à reconnaître. Je donne donc les deux traductions parallèlement en indiquant par des numéros la stanco pâlie à laquelle correspond chaque stanec tibétaine.
Il y a, tant dans la littérature tibétaine que dans'la littérature pâlie, plusieurs textes qui portent ce titre de Mangalaet se rapprochent ou s'éloignent plus ou moins de ceux dont il s'agit. Nous n'insistons pas sur ce point et nous donnons, dans la section finale, un ou deux de ces textes.