‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 129 sur 295 · STANCES DE BÉNÉDICTION GRAND SUTRA DE BÉNÉDICTION · texte numérisé non relu

STANCES DE BÉNÉDICTION GRAND SUTRA DE BÉNÉDICTION

— Rgyud XIX, folioi fc*-7 — Mdo XXX 25, folio 596. — Pâli : Sntta-NIp&U If, 3. Khuddt-

kapfitha, 5. — ParitU 7.

En langue de l'Inde: Deva-pariprccha En langue de l'Inde: Mahâ-Mangala Mangala Oâthâ yen langue de Bod: Lhas sûtra. En langue de Bod: Bkraçis chen- 'jus-pai bkra-çis-hyi ts'igs-su bcad-pa, po-i mdo.

En français : Stances de bénédictions prononcées à la demande d'un dieu.

Adoration aux trois joyaux.

Celui que nul n'a pu vaincre, le parfait

Buddha, le protecteur, résidait en un certain lieu, quand un dieu vint au grand héros présenter ses hommages et adresser ces paroles :

Sur la question de savoir comment on approche du but de la vertu, les dieux et les hommes sont partagés.

Il s'agit de proclamer les bénédictions; dis quelle est la bénédiction parfaite.

Adoration aux trois nobles joyaux.

Voici le discours que j'ai entendu une fois: Baghavat résidait à Çrâvastî à Jetavana dans le jardin d'Anâthapindada. Or, à une certaine heure de la nuit, plusieurs dieux, ayant fait resplendir Jetavana par une clarté formée de rayons de diverses couleurs, se rendirent au lieu où était Bhagavat. Quand ils y furent arrivés, ils l'adorèrent et se tinrent à une petite distance. Se tenant là, ces dieux prononcèrent plu sieurs stances pour interroger Bhagavat : Plusieurs dieux et hommes ont médité sur les bénédictions :

il est né un doute sur les bénédictions. Nous te prions de dir» quelle est la bénédiction suprême.

Bhagavat dit:

Sur la question de savoir comment on approche du but de la vertu, les dieux et les hommes sont partagés.

Si l'on veut énoncer les bénédictions, voici les bénédictions qu'il faut énoncer.

Le dieu des dieux dit :

Vaincre tous les vices, procurer le bien de tout le monde, voilà lés bénédictions que je proclame.

Un bon pays, des compagnohs excellents, des mérites acquis antérieurement, un esprit disposé pour le bien ; c'est là une bénédiction parfaite (3).

Ne pas fréquenter les ignorants, fréquenter les savants, rendre l'honneur à qui est dû l'honneur ; c'est là une suprême bénédiction.

Pratiquer le don, parler avec beaucoup de douceur ;

avoir la véritable intelligence du but parfaitement pur ;

avoir une conduite conforme à celle des hommes moraux ;

c'est là une bénédiction parfaite (4, 0, 9). Amn. G. — B

Grâce à dos mérites acquis antérieurement, habiter un pays convenable, faire pour soi-même un vœu excellent, c'est là une suprême bénédiction.

Ne pas fréquenter les ignorants, fréquenter les savants; rendre hommage à ceux qui en sont dignes ; c*e8t là une bénédiction parfaite (2).

La vérité, l'habileté de main,

une bonne instruction sur la pratique de la

discipline, et (le don de) prononcer de bonnes paroles, c'est là une suprême bénédiction.

Traiter avec respect ses père et mère; marcher dans le calme et la pureté ; éprouver la commisération pour tous les

êtres; c'est là une bénédiction parfaite (5).

Rendre nneur à ses père et mère, prendre soin de sa femme et de ses enfants; ne rien faire d'une façon désordonnée ; c'est là une suprême bénédiction.

S'abstenir de tout acte entaché de péché, s'appliquer aux actions vertueuses, être vigilant, constamment sage ; c'est là une bénédiction parfaite (7).

Donner, pratiquer la loi, prendre soin de tous ses parents, ne rien faire de répréhensible ; c'est là une excellente bénédiction.

L'absence d'orgueil et de hauteur,

le contentement, une vie unie,

une exécution constamment régulière de

tout ce qu'on fait ; c'est là une bénédiction parfaite.

Eviter de se plaire dans le mal,

éviter les liqueurs enivrantes,

être vigilant dans l'accomplissement de

chaque devoir ; c'est là une suprême b fnédiction.

Pratiquer le don et aussi être patient, a ivre à la façon des Aryas, entendre la loi dans le temps convenable ; c'est là une bénédiction parfaite (9).

Ne pas marchander le respect à son guru ; (savoir) témoigner de la reconnaissance; entendre la loi en temps opportun ; c'est là une suprême bénédiction.

N'être point paresseux, tcouter beaucoup, être bien éclairé sur la loi, conséquemment n'avoir point de trouble

dans l'esprit; c'ejt là une bénédiction parfaite.

Supporter patiemment les mauvaises pa

rôles, rendre visite aux Çramanas, tenir des discours sur la loi en temps op

portun ; c'est là une suprême bénédiction i

Lorsque, à l'ëgard de tous les êtres animés, on développe l'esprit de charité, qu'on est exempt de trouble au plus haut

degré; c'est là une bénédiction parfaite.

1.1 Si, à l'endroit des vérités sublimes, on purifie parfaitement l'œil de la haute

science, et qu'on s'applique à recevoir la moralité; c'est là une bénédiction parfaite.

La vue de la vérité sublime,

la développement de la pureté,

l'obtention du Nirvana,

c'est là une bénédiction parfaite (16).

Si à la convoitise, à la haine,

à l'égarement on sait se soustraire complètement,

et qu'aucun trouble ne vienne obscurcir la science ;

c'est là une bénédiction parfaite.

Si, bien qu'ébranlé par les lois du monde, on garde néanmoins un esprit inébranlable, et qu'on reste sans tache et sans chagrin, c'est là une bénédicion parfaite (11).

Qu'est-ce que la force qui vient à tel et tel

de sa naissance?

Il a des bénédictions à l'avenant.

Mais celui qui ne prise que le sage a des bénédictions à toujours (12).

Les mortifications, la pureté, la vue des vérités sublimes, la manifestation du Nirvana ; c'est là une suprême bénédiction.

Conserver sa fermeté d'esprit, quand on questionne sur les lois du monde ; être inaccessible au chagrin, patient, c'est là une suprême bénédiction.

Ceux qui parlent de cette façon

sont vertueux en toutes circonstances ;

en toutes circonstances, ils marchent dans

le calme ; c'est pour eux une suprême bénédiction.

Ainsi parla Bhagavat. — Les dieux se réjouirent du discours de Bhagavat.

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