‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 135 sur 295 · Vol · texte numérisé non relu

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Nandika, il faut savoir que l'action de prendre ce qui n'est pas donné entraîne ces dix défectuosités. — Quelles dix?

On est en butte à de grandes inimitiés; — on est en proie à de grandes terreurs; — on marche à contre-temps ; — on marche quand il y a delà poussière : — on est perdu complètement par des compagnons de vice ; — on est soigneusement évité parles amis de la vertu; — on est d'une moralité équivoque ; — on est maltraité par le roi ; — on est maltraité par les voleurs; — on est maltraité par le bourreau.

Quand on a accompli, accumulé les actes qui font devenir pauvre [ar les richesses (mal acquises), lorsque le corps'se détruit, après la mort, on suit la mauvaise direction, le mauvais chemin, on tombe dans la déchéance, on naît dans les enfers. Si, ensuite, après la mort, on renaît ici- bas, parmi les hommes, dans une condition égale (à l'ancienne) , partout où Ton vient à naître, on est pauvre. Et si l'on a de l'opulence, on a beau suer des grands efforts que l'on fait, travailler énergiquement des pieds et des mains, et se les salir constamment pour atteindre le but, il est cinq maux auxquels on ne peut échapper. Quels cinq? — Le roi, le feu, l'eau, des héritiers détestés, des (menées) secrètes qui causent votre ruine.

Voilà, Nandika, les dix défectuosités (résultant) de l'action de prendre ce qui n'est pas donné et qu'il faut connaître.

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