‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 140 sur 295 · XXV. Gomment vient-on à renaître dans un autre pays · texte numérisé non relu

XXV. Gomment vient-on à renaître dans un autre pays

Le Buddha est convenable; la Loi est convenable; la Confrérie est convenable ; il est convenable de se rendre complètement maître de la moralité. Quand on a bien réfléchi de manière à croire complètement ces (quatre propositions), qu'on a fait des dons et formulé un vœu pour un autre pays, que tous les actes qu'on a accomplis sont convenables, bons, que les mauvais deviennent blancs, quand il en est ainsi... c'est par de tels actes que l'on va dans un autre pays et qu'on s'y mûrit complètement.

XXVI. Comment (se fait-il que), par l'effet des actes, on agisse sans réflexion ? Quels sont ces actes ?

Après un acte accompli, on se repent ; on a de la honte, et, par suite de l'anxiété, on a mauvaise opinion (de ce qu'on a fait) ; on est ignorant (?) * ; on confesse (ses torts) ; on ne pratique pas l'indifférence ; on ne recommence pas ; on prend l'engagement de ne pas recommencer. Tels sont les actes que l'on fait sans y avoir pensé.

XXVII. Comment s'abstient-on de faire des actes quand on y a réfléchi? Quels sont ces actes ?

On n'agit pas par le corps, puis rassemblant (toutes les forces de) son esprit, on dit à part soi : ceci ne doit pas être fait ; et on ne le fait pas. C'est ainsi que, en y réfléchissant, on s'abstient de faire des actes.

XXVIII. Comment fait-on des actes après y avoir réfléchi ? Quels sont ces

actes ?

L'acte, une fois accompli, est-il convenable ? On ne s'en repent pas; on n'a pas de honte, partant pas d'anxiété ; on n'a pas de pensées de culpabilité ; on n'a point de confession à faire ; on pratique l'indifférence ; on recommence j et on ne prend pas l'engagement de ne pas recommencer.

i C'est-à-dire qu'on se reconnaît comme tel.

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