Le mendiant obtient dix avantages. Quels dix
Il est habitué à la marche; tous les lieux sont éloignés4; il renonce au moi (?); il fait son propre profit (?): il distribue aux autres les mérites religieux (?); la loi enseignée (par lui) se répand; il la fait briller pour les êtres ; il ne se départ pas de la règle de l'entrée dans la délivrance ; il est dans la pensée du discours ; comme il est entré dansla mendicité avec l'esprit delà règle pure de la vertu, il est sans obscurité dans toutes les régions.
11. Si l'on est fort et sans crainte, on obtient dix avantagos. Quels dix?
On entre dans la ville sans manifester de crainte; on sort de la ville sans manifester de crainte; c'est sans manifester de crainte qu'on entre dans la
* On vient de voir la même déclaration plus haut (art. 4). Nous avons déjà dit que ces « rôdeurs » doivent être les Prêtas (V. p. 262, note 2). La soif est un des tourments des Prêtas. L'avantage de no pas renaître parmi les « rôdeurs» ou les Prêtas se confond avec le privilège d'être à l'abri des souffrances
causées par la soif.
* Répétition presque textuelle du paragraphe précédent sur le don d'un vase.
8 Entre la mort et la renaissance.
* C'est-à dire, sans doute, qu'on va en tous lieux ; à moins qu'on ne doive introduire une négation, et traduire : aucun lieu n'est éloigné pour lui.
confrérie ; on entre chez le docteur et le professeur sans crainte ; on met en jeu toutes les forces de l'amour (des êtces) ; c'est sans manifester de crainte qu'on met son manteau de religieux, qu'on mange, qu'on étend son lit, et qu'on fait usage de médicaments, qu'on se livre, en un mot, à tous les exercices. C'est sans crainte qu'on lit; et le temps de la lecture passé, on est encore sans crainte.
Quand Bhagavat eut prononcé ce discours, le filsdeTaudeya, Çuka-Manava, se leva de dessus son tapis et se tint à distance respectueuse. Appuyant à terre la rotule du genou droit, il fit l'anjali du côté où était Bhagavat; et, l'ayant salué, il lui adressa ces paroles : Bhagavat, j'adresse mon hommage aux trois joyaux et je vois un refuge en eux; désormais, pour tout le temps de ma vie, je te demande d'être pour moi l'ami de vertu.
Fin du Partage des actes.