‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 162 sur 295 · Apparition de Dipankara. Incitation qui lui est faite · texte numérisé non relu

Apparition de Dipankara. Incitation qui lui est faite

L'ascète Sumedha ayant acquis la science supérieure, résidait ainsi dans le bien-être du calme où il était entré, quand le maître appelé Dipankara parut dans le monde. A l'époque où ce maître entra dans le sein de sa mère, naquit, obtint la Bodhi, fit tourner la roue de la loi, tous les dix mille éléments du monde tremblèrent, tremblèrent fortement, furent fortement secoués; un grand bruit retentit; vingt-deux signes d'autrefois apparurent. L'ascète Sumedha, plongé dans le bien-être de l'égalité d'esprit (Samâpatti) où il était entré, n'entendit pas ce bruit, ne vit pas ces signes. —De là vient qu'il est dit :

Je me reposais sur un seul enseignement, j'avais obtenu l'objet de mes recherches. Le Jina appelé Dipankara, guide du monde, parut :

il pénétra dans une matrice, il naquit, il devint Buddha, il enseigna la loi.

Je ne vis point ces quatre signes ; j'avais le bien-être du Dhyâna qui m'absorbait.

En ce temps-là, Dipankara, entouré de quatre cent mille individus qui avaient détruit en eux les kleças (la corruption), se promenait pour le bien des êtres ; en allant de proche en proche, il atteignit la ville appelée

* Je passe le très long commentaire auquel donnant lieu ces vers énigrnatiques. Ce n'est pas qu'il ne mérite d'être connu; mais il occupe cini feuillets et demi dans le Kindjour et quatre pages d'un tex'e très fin et très serré dans l'édition pâlie de Fausboll.

Ramyaka 4, et résida dans le grand vihâra appelé Sudarçana *. Le seigneur des ascètes appelé Dîpankara qui habite à Ramyaka, disait- <Jn, a acquis la la Bôdhi suprême au-dessus de laquelle il n'y a rien; il a fait tourner la roue de la loi excellente. En voyageant de proche en proche pour le bien des êtres, il a atteint la ville de Ramyaka et réside au grand Vihâra Sudarçana. — A l'ouïe de cette nouvelle, les habitants du lieu chargés de beurre frais, de beurre clarifié, etc., de vêtements, de couvertures, etc., de parfums, de gu!rlandes, etc., manifestant leur soumission, leur joie, leur respect au Buddha, à la Loi, à la Confrérie, se rendirent en corps auprès du maître. Ils le saluèrent, lui offrirent leur parfums et le reste, s'assirent à une petite distance, entendirent la loi. Après quoi, ils l'invitèrent avec insistance pour le lendemain ; puis, quittant leurs places, se retirèrent.

Gela fait, ils préparèrent pour le lendemain de grands présents et ornèrent la ville. Ils ornèrent le chemin par où devait venir l'être aux dix forces,* comblant, pour aplanir le sol, les crevasses des terrains ravinés par les eaux, répandant un sable semblable à l'argent par la couleur, distribuant partout des guirlandes et des vases de fleurs. Ils dressèrent des étendards et des bannières en déployant des étoffes de toutes sortes, ils placèrent des files de vases avec des plantes de bananier.

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