‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 19 sur 295 · MANQUE D'AUDITEURS CAPABLES · texte numérisé non relu

MANQUE D'AUDITEURS CAPABLES

Ensuite Bhagavat eut cette pensée : A qui enseignerai-je premièrement la loi ? Telle fut sa réflexion. Puis Bhagavat eut encore cette pensée : Oh ! c'est à cet Arâta Kâlàma que je dois enseigner la loi tout d'abord. Car il a été mon premier maître, lui personnellement ; en conséquence, si je l'honore en lui rendant le premier des honneurs, si je le respecte en lui rendant le premier des respects (hommages), il se réjouira et aura foi dans les conceptions supérieures.

Les dieux dirent à Bhagavat : Vénérable, Arâta Kâlâma est mort, il y a de cela une semaine.

Bhagavat réfléchit alors ; assis et produisant la vue de la haute science, (il vit en effet, que) Arâta Kâlâma était mort depuis déjà une semaine. Bhagavat eut donc cette pensée : Hélas ! Arâta Kâlâma est mort et n'est véritablement plus. Hélas ! puisque Arâta Kâlâma est mort et n'est véritablement plus, il n'a pas entendu cette discipline de la loi ; s'il avait entendu cette discipline de la loi, il l'aurait comprise !

Ensuite Bhagavat fit cette réflexion : A qui enseignerai -je la loi en premier ? Puis Bhagavat eut aussitôt cette pensée : C'est à Rudraka fils de Ràma que je dois enseigner la loi d'abord. 11 a été mon premier maître, lui personnellement. Eu conséquence, si je l'honore en lui rendant le premier dos honneurs, si je le respecte en lui rendant le premier des hommages, il se réjouira et aura foi dans les conceptions supérieures.

Les dieux dirent à Bhagavat : Vénérable, Rudraka, fils de Râma, est mort au crépuscule avant la dernière nuit. Bhagavat s'étant alors assis pour méditer, et ayant produit l'œil de la science, (vit qu'en effet) Rudraka fils de Râma était mort à (ce) crépuscule. Puis Bhagavat eut cette pensée: Hélas ! Rudraka, fils de Râma est mort ; il n'est vraiment plus. Hélas ! puisque Rudraka fils de Râma est mort, il n'a pas entendu cette discipline de la loi ; s'il avait entendu cette discipline de la loi, il l'aurait comprise. Telle fut sa réflexion.

Ensuite Bhagavat eut cette pensée : A qui enseignerai-je premièrement la loi ? Puis il eut cette (autre) pensée : C'est aux Bhixus, formant un groupe de cinq, que je dois premièrement enseigner la loi ; ceux-là, autrefois quand je restais en place, appliqué avec énergie à la méditation (yoga) qui pouvait m'aflranchir de la douleur, m'ont assisté comme leur supérieur, de leurs respects et de leurs amabilités.

Puis Bhagavat eut cette pensée : Où résident maintenant les Bhixus du groupe de cinq ? — et Bhagavat, avec son œil divin parfaitement pur et qui dépasse l'(œil) humain, vit les Bhixus du groupe de cinq installés à Bénarés, à Rsivadana1, dans le bois des Gazelles (Mrgadâva). A cette vue, après avoir demeuré aussi longtemps qu'il lui avait plu près de l'arbre de la Bodhi, il se dirigea du côté où est Vârânasi, capitale des Kaçi.

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