‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 195 sur 295 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Je termine ces essais de traduction par quatre pièces versifiées qui sont de véritables hymnes.

Les deux premières se rapportent au Buddha Çâkyamuni ; h seconde, de beaucoup la plus longue, célèbre les principaux incidents de la vie de Çâkyamuni et, d'après la mention finale, est une glorification de ce qu'on appelle les douze actes ( 1° descente du Tusita ; 2° entrée dans le sein d'une mère; 3* naissance ; 4° excellence dans les arts ; 5° mariage et vie conjugale ; 6° sortie de la maison ; 7° mortifications ; 8° défaite de Mâra ; 9° acquisition de la Bôdhi; 10° rotation de la roue de la loi; 11° Nirvana; 12° partage des reliques). — Mais les douze actes ne sont pas tous cités ; et plusieurs épisodes dont la mention se trouve dans les stances ne rentrent qu'indirectement dans l'énumération des douze.

Les deux autres pièces, étroitement liées l'une à l'autre, ont un tout autre caractère ; elles sont beaucoup plus tibétaines et célèbrent les Bôdhisattvas, Manjuçrî, Avalokiteçvara, et Vajrapâni, en rappelant les attributs qu'on leur prête, la couleur qui les distingue. On n'en donne pas le titre sanskrit; ce qui autoriserait peut-être à supposer qu'elles ont pu être composées par des Tibétains, quoique le Kandjour, comme son titre l'exprime et comme sa composition le démontre, ne soit qu'un recueil de traductions d'écrits indiens canoniques.

470 aîJnales du musée gdimbt

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