PAROLE
4. Il a renoncé à la parole de mensonge; il s'abstient de la parole de mensonge. Ainsi, il vient dans une réunion, il vient dans une assemblée, il vient au milieu de ses parents, il vient au milieu d'une multitude, il vient à la cour du roi. On l'introduit, on le questionne pour avoir son témoignage : 'Eh ! homme, lui dit-on, ce que tu sais, dis-le. — S'il ne sait pas, il dit : je ne sais pas ; s'il sait, il dit: je sais. S'il n'a pas vu, il dit : je n'ai pas vu; s'il a vu, il dit : j'ai vu. — C'est ainsi que, pas plus pour son propre intérêt que pour l'intérêt des autres ou pour obtenir divers avantages, il ne (se permet de) dire sciemment des mensonges.
5. Il renonce à la parole médisante; il s'abstient de la médisance. Ce qu'il a entendu ici, il ne va pas le répéter là, pour brouiller ceux-ci ; ce qu'il a entendu là, il ne va pas le répéter ici pour brouiller ceux-là. Ainsi, réconciliant ceux qui sont divisés, entretenant l'harmonie de ceux qui sont unis, il se
plaît dans l'union, se complaît dans l'union, se réjouit de l'union, prononce des paroles propres à produire l'union;
6. Il renonce à la parole violente et s'abstient de paroles violentes. Les paroles inoffensives qui font du bien à l'oreille, affectueuses, qui vont au cœur, polies, qui sont agréables pour tout le monde et ne sont désagréables pour personne sont celles qu'il a toujours à la bouche.
7. Il renonce au bavardage ; il s'abstient du bavardage. Il parle à propos, dit ce qui est, parle conformément à la loi, conformément à la discipline, ne fait entendre que des discours suivis. Il parle avec discernement selon le temps et le lieu ; c'est ce qu'on appelle parler utilement.