V. — M au l'ai se mine
Ici, jeune homme, un individu, soit femme, soit homme, est colère, souvent maussade; à la moindre parole, l'orgueil (déborde); il gronde, se fâche, éclate, se raidit; il manifeste la colère, la haine, le mécontentement. Celui-là, par ces actes ainsi perpétrés ainsi conçus (ou reçus), quand son corps vient à se dissoudre, après la mort, (tombe) dans l'infortune, la mauvaise voie, la déchéance et renaît dans le Niraya ; mais si, à la dissolution du corps, après la mort il ne (tombe) pas dans la calamité, dans la voie mauvaise, dans la déchéance, pour renaître dans le Niraja, s'il va dans l'humanité, à chaque renaissance successive, il a une mauvaise mine.
Tel est, jeune homme, le chemin qui aboutit à la mauvaise mine ; c'est le chemin de celui qui est colère, souvent maussade, qui, à la moindre parole toujours le même, gronde, se fâche, éclate, se raidit, manifeste delà colère, de la haine, du mécontentement.