VII. — Petite puissance
Ici, jeune homme, un individu, soit femme, soit homme, est animé d'un esprit d'envie ; les possessions, les honneurs, la considération des autres, l'estime qu'on fait d'eux, les salutations qu'on leur adresse, les hommages qu'on leuroifre, excitent son envie, son dépit; il se ceint d'envie. Celui-là, par ces actes ainsi accomplis, ainsi conçus (ou reçus) quanti son corps se dissout, après la mort (tombe) dans l'infortune, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya, pour y renaître ; mais si à la dissolution du corps, après la mort, il ne (tombe) pas dans l'infortune, la mauvaise voie, le Niraya, pour y renaître, s'il va dans l'humanité, à chaque renaissance successive, il a peu de puissance1.
Telle est, jeune homme, le chemin qui aboutit à (la condition du) petit nombre des amis ; c'est le chemin de celui qui a un esprit d'envie, qui voyant les bénéfices, les honneurs, la considération des autres, l'estime qu'on fait d'eux, les salutations qu'on leur adresse, les hommages qu'on leur offre, éprouve de la jalousie, est animé de mauvais sentiments, se ceint d'envie.