II. —Explication erronée des faits
(1). Ici, Ananda, un Çramana ou un Brahmane, à force de zèle, à force d'attention, à force d'application, à force de vigilance, à force de mémoire et de pénétration, obtient un tel rassérénement d'esprit, que, son esprit, étant bien rasséréné, avec l'œil divin, pur, dépassant la capacité humaine, il voit cet individu adonné dans ce monde aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, à la mauvaise conduite par l'effet des désirs, proférant des mensonges, calomniateuf, violent en paroles, bavard, envieux, animé de mauvais desseins, ayant les vues fausses, il le voit, quand le corps se dissout, après la mort, tomber dans la calamité, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya. Il dit alors : oui, il y a des actes mauvais, il y a une maturité pour la mauvaise conduite. Car j'ai vu un individu adonné dans ce (monde) aux attentats contre la vie, etc., ayant des vues fausses ; et, quand son corps se dissout, après la mort, je le vois tombé dans la calamité, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya.
Et il ajoute ceci : Oui, quiconque est adonné aux attentats à la vie, etc. . ., a les vues fausses, quand le corps se dissout, après la mort, tombe dans la calamité, la voie mauvaise, la déchéance, le Niraya. Ceux qui jugent ainsi jugent parfaitement, ceux qui jugent autrement jugent à faux Par consé quent, si quelqu'un juge de la même façon, voit de la même façon, apprécie de la même façon (que moi), c'est avec force, avec sûreté qu'il fixe et exprime sa manière de voir. C'est celle-là qui est la vérité, le reste est vanité.
(2)» Ici, Ananda, |un Çramana ou un Brahmane, à force de zèle, à force d* empressement, à force d'application, à force de vigilance, à force de mémoire et de pénétration, est arrivé à un tel rassérénement d'esprit que, son esprit étant bien rasséréné, avec son œil divin, pur, qui dépasse les facultés humaines, il voit cet individu adonné ici-bas aux attentats contre la
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vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, etc., ayant des vues fausses. Quand son corps se dissout après la nnrt, il le voit suivre la bonne voie et renaître dans le mon le du Svarga. Et alors, il parle ainsi : Non, il n'y a pas d'actes mauvais, non, il n'y a pas de maturation de la mauvaise conduite, car j'ai vu un individu adonné ici-bas aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, etc., ayant les vues fausses. A la dissolution du corps, après la mort, je le vois (suivre) la bonne voie, et renaître dans le monde du Svarga.
Et il reprend en ces termes : Quiconque est adonné aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, etc., à des vues fausses, à la dissolution du corps, après la mort, renaît dans la bonne voie, dans le monde du Svarga. Ceux qui jugent ainsi jugent parfaitement, ceux qui jugent autrement jugent à tort. En conséquence, si quelqu'un juge de la même façon, voit de la même façon, apprécie de la même façon, c'est un jugement fort, adéquat, sûr qu'il exprime. C'est là la vérité, le reste est erreur.
3° Ici, Ananda, un Çramana ou un Brahmane, à force de zèle, à force d'empressement, à force d'application, à force de vigilance, à force de mémoire et de pénétration, est arrivé à un tel rassérènement d'esprit, que, son esprit étant bien rasséréné, avec son œil divin, pur, dépassant la capacité humaine, il voit cet individu qui s'abstient d attenter à la vie, s'abstient de prendre ce qu'on ne lui a pas donné, etc. . . , qui a des vues fausses, il le voit, quand son corps se dissout, après la mort, renaître dans la bonne voie, dans le monde du Svarga. Alors il parle ainsi : Oui, il y a des acte3 vertueux, il y a une maturation de la bonne conduite. Car j'ai vu dans ce monde un individu s'abstenir d'attenter à la vie, s'abstenir de prendre ce qu'on ne lui avait pas donné, etc., avoir des vues justes; quand le corps se dissout, après la mort, je le vois renaître dans la bonne voie, dans le monde du Svarga.
Il parle encore ainsi: Oh ! oui ! quiconque s'abstient d'attenter à la vie, de prendre ce qui n'est pas donné, etc., a des vuesjustes ; quand le corps se dissout, après la mort, renaît dans la bonne voie, dans le monde du Svarga ; ceux qui jugent ainsi, jugent bien; ceux qui jugent autrement jugent à faux. En conséquence, si quelqu'un juge de la même façon, voit de la même façon, apprécie de la même façon (que moi), c'est un jugement fort, adéquat, sûr qu'il porte ainsi. C'est là la vérité, le reste est erreur.
4° Ici, Ananda, un Çramana ou un Brahmane, à force de zèle, à force d'empressement, à force d'application, à force do vigilance, à force de mémoire et de pénétration, est arrivé à un tel rassérènement d'esprit que, son esprit étant bien rasséréné, avec son œil divin, pur, dépassant la capacité humaine, il voit cet individu s'abstenir d'attenter à la vie, s'abstenir de prendre ce qu'on ne lui a pas donné, etc., avoir des vues fausses, et, quand le corps se dissout, après la mort, il le voit (tomber pour) renaître dans la calamité, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya. Il dit alors : Non, certes, il n'y a pas d'actes vertueux, il n'y a pas de maturation de la bonne conduite. Car j'ai vu un individu s'abstenir ici -bas d'attenter à la vie, s'abstenir de prendre ce qu'on ne lui avait pas donné, etc. ., avoir des vues justes j et, quand le corps s'est dissous, après la mort, je le vois (tomber pour) renaître dans l'infortune, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya:
Et il ajoute : Oui, quiconque s'abstient d'attenter à la vie, de prendre ce qui n'est pas donné, etc., a des vues justes; quand le corps se dissout, après la mort, renaît dans la voie mauvaise, dans le Niraya.
Ceux qui jugent ainsi jugent droitement, ceux qui jugent différemment jugent à tort. En conséquence, si quelqu'un juge de la même façon, voit de la même façon, apprécie de la mémo façon (que moi), c'est un jugement fort, adéquat, sûr, qu'il porte ainsi. C'est là la vérité, le reste est erreur.