III. — Critique de V Explication c {•dessus
(1). Dans (un de) ces cas, Ananda, ce que ce Çramana ou ce Brahmane a dit : « Oui, il y a des actions coupables, il y a une maturation de la mauvaise conduite, » j'approuve cela de lui. — Ce qu'il a dit (encore) : « j'ai vu un individu adonné ici-bas aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, etc., ayant des vues fausses : à la dissolution du corps, après la mort, je le vois (tomber pour) renaître dans la calamité, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya, » j'approuve également cela de lui. — Mais quand il ajoute : « quiconque est adonné aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné etc.. a des vues mauvaises, lors de la dissolution du corps, après la mort, (tombe) pour renaître dans la calamité, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya, » cela, je ne l'approuve pas de lui. — Ce qu'il dit encore : ce ceux qui jugent ain^i jugent droiten»cnt, ceux qui jugent autre-
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ment jugent à faux », cela je ne l'approuve pas non plus de lui ; et quant à ceci que si quelqu'un juge de la même manière, voit de la même manière, apprécie de la même manière que lui, celui-là porte un jugement fort, adéquat, sûr ; que c'estlà la vérité, que le reste est erreur, cela encore je ne l'approuve pas de lui.
Pourquoi cela ? — C'est que, Ananda, le jugement du Tathâgata à propos du grand partage des actes est tout autre.
(2). Dans (le second de) ces cas, ce que ceÇramanaou ce Brahmane a dit : « Non, il n'y a pas d'actes coupables ; il n'y a pas de maturation de la mauvaise conduite, » cela je ne l'approuve pas de lui. — Ce qu'il a dit encore : « J'ai vu un individu adonné dans ce (monde) aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, etc., ayant des vues fausses; et à la dissolution du corps après la mort, je le vois (suivre) la bonne voie pour renaître dans le monde du Svarga; cela je l'approuve bien de lui. — Ce qu'il a dit ensuite : Oui , quiconque, dans ce monde, est adonné aux attentats contre la vie, à la prise de ce qui n'est pas donné, etc., a des vues fausses, lors de la dissolution du corps, après la mort (va) dans la bonne voie (et) renaît dans le monde du Svarga, » cela je ne l'approuve pas de lui. Ce qu'il ajoute: ce Ceux qui jugent ainsi jugent droitement, ceux qui jugent autrement jugent à faux ; » cela aussi je ne l'approuve pas de lui. — Et quant à ceci que si quelqu'un juge de la même manière, voit de la même manière, apprécie de la même manière que lui, celui-là porte un jugement fort, adéquat, sûr; que cela est la vérité, le reste est erreur, cela encore, je ne l'approuve pas de lui.
Pourquoi cela? C'est que, Ananda, le jugement de Tathâgata sur le grand partage des actes est tout autre.
(3). Dans le (troisième) cas, Ananda ce que ce Çramana ou ce Brahmane a dit : « Oui, il y a des actes vertueux, oui, il y a une maturation de la bonne conduite, » cela je l'approuve de lui. — Ce qu'il a dit encore : « J'ai vu un individu s'abstenir, dans ce monde, d'attenter à la vie, s'abstenir de prendre ce qu'on ne lui avait pas donné, etc.. ., avoir des vues justes, et lors de la dissolution du corps, après la mort, je le vois renaître dans la bonne voie, dans le monde du Svarga, » cela ^e l'approuve de lui. — Ce qu'il dit ensuite: « Oui, quiconque s'abstient ici-bas d'attenter à la vie, s'abstient d& prendre ce qu'on ne lui a pas donné, etc., a des vues justes, lors de la dissolution du corps,
après la mort, renaît dans la bonne voie, dans le monde duSvarga, » cela je ne l'approuve pas de lui. — Ce qu'il ajoute : « Ceux qui jugent ainsi jugent droitement, ceux qui jugent autrement jugent à faux, » cela non plus je ne l'approuve pas de lui. — Et quant à ceci que, « si quelqu'un juge de la même manière, voit de la même manière, apprécie de la même manière que lui, celui-là porte un jugement fort, adéquat, sûr, que cela seul est la vérité, le reste est erreur, » cela encore je ne l'approuve pas de lui.
Pourquoi cela ? — C'est que, Ananda, le jugement du Tathâgata sur le grand partage des actes est tout autre.
(4). Dans le (quatrième) cas, Ananda, ce que ce Çramana ou ce Brahmane a dit : « Non, il n'y a pas d'actes vertueux, il n'y a pas de maturation de la bonne conduite ; » cela je ne l'approuve pas de lui. Et ce qu'il ajoute : «J'ai même vu un individu s'abstenir ici-bas d'attenter à la vie, s'abstenir de de prendre ce qui n'est pas donné, etc., avoir des vues justes; à la dissolution du corps, après la mort, je le vois (tomber pour) renaître dans la calamité, la voie mauvaise, la déchéance, le Niraya. » Gela je l'approuve bien de lui . Mais quand il dit ensuite : « Quiconque s'abstient d'attenter à la vie, s'abstient de prendre ce qui n'est pas donné, etc., a des vues justes, à la dissolution du corps, après la mort, (tombe pour) renaître dans la calamité, la mauvaise voie, la déchéance, le Niraya ; » cela, je ne l'approuve pas de lui. Ce qu'il dit encore : « Ceux qui jugent ainsi jugent droitement, ceux qui jugent autrement jugent à faux, » cela aussi je ne l'approuve pas. Et quant à ceci que si quelqu'un juge de la même manière, voit de la même manière, apprécie de la même manière (que lui), celui-là porte un jugement fort, adéquat, sûr, que cela seul est le vrai, que le reste est erreur, cela non plus je ne l'approuve pas.
Pourquoi cela ? — C'est que le jugement du Tathâgata sur le grand partage des actes est tout autre.