‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 233 sur 295 · Le» quatre Enfer$ secondaire · texte numérisé non relu

Le» quatre Enfer$ secondaire

A chacun des Niraya sont attenants quatre prolongements infernaux (nirayuss&da) le Milha-kûpa (puits d'excréments) le Kukkula (cendres chaudes) l'Asipatravana (forêt des lames d'épée) le Nadl (fleuve).

En sortant du grand Niraya, les êtres tombent dans le trou aux excréments, et là, ils sont rongés par d'effroyables troupes de vers.

En sortant du trou aux excréments, ils tombent dans les cendres chaudes (ou braises); les êtres qui y sont tombés y cuisent comme des grains de moutarde.

Sortis des cendres chaudes, ils aperçoivent des arbres brillants, bien verts, pourvus de tous leurs attributs ; ils y entrent désirant le bien-être.

Là, des corbeaux et des vautours, des chiens et des sangliers, des grues et d'autres animaux terribles, des oiseaux à bec de fer bien redoutables

se mettent tous à les entourer, et leur dévorent les chairs à belles dents. Leurs chairs renaissant, ils se relèvent pour tomber encore.

Ceux qui, pour s'entre-*détruire, se frappent violemment dans le combat, renaissent à cause de ce méfait avec des ongles qui sont des lames d'épée; ils ont la douleur en partage.

Leurs ongles sont de véritables lames en fer, brûlantes, rudes ;

ils se les enfoncent (dans le corps) les uns des autres aussi les appelle-t-on « ongles d'épée » (asinakhà).

L'adultère, on le fait monter de force sur un simbali (cotonnier), en fer, brûlant, rude, qui a des épines d'une longueur de seize doigts.

Des (êtres à) dents de fer, au corps gigantesque, à la bouche brûlante et pleine de feu embrassent, pour le dévorer, celui qui ravit les femmes d'autrui.

Il a beau pousser des cris, il est dévoré par des chiens, des vautours, de farouches corbeaux ; il est déchiré par eux dans la forêt des lames d'épée, l'homme qui trahit la confiance.

Ils n'ont pour nourriture sans cesse renouvelée que des bouchées en fer brûlant, pour boisson que du cuivre (liquide) empoisonné, ceux qui ravissent le bien d'autrui.

Des chiens terribles à dents de fer dévorent avec voracité, malgré leurs cris, les hommes qui ne se plaisent qu'à la chasse.

Ceux qui ont tué des animaux aquatiques, poissons et autres, vont dans une eau formée de cuivre liquéfié, (celle) du terrible fleuve Vaitaranî ; ils y sont brûlés pendant un long temps par le feu.

Celui que l'offre d'un présent fascine au point de lui faire commettre des actes contraires à la loi fait un long temps d'enfer ; il y est frappé avec le disque (cahra).

Ceux qui, dans ce monde, ont infligé aux animaux des tourments nombreux et de tous genres, ceux-là sont pendant longtemps broyés là -bas dans des mortiers dont les pilons sont des montagnes.

Ceux qui rompent les portes de la loi et ceux qui ne disent pas la vérité sont porteurs de rasoirs (tranchants) et suivent ce chemin en poussant des cris.

Ctux qui écrasent entre leurs ongles des êtres vivants, ceux-là crient pendant longtemps, broyés qu'ils sont incessamment entre des rocs de vastes dimensions.

Celui qui, après avoir reçu la moralité, l'observe avec orgueil,

celui-là a les chairs et les os adhérant ensemble et cuit longtemps dans les cendres chaudes (kukkula).

Celui qui, même dans une petite mesure, vit de tromperie et (ne) vit (d'autre chose), celui-là plongé dans le trou aux excréments, y est rongé des vers.

Ceux qui, trouvant, dans le riz, des créatures qui s'y sont introduites, les écrasent, sont à leur tour écrasés là-bas indéfiniment avec des pilons en fer.

Les hommes cruels et irascibles à l'excès, se plaisant toujours à nuire, toujours prêts à faire souffrir les autres, renaissent Raxasas de Yama.

Pour mettre un terme à toutes les douleurs, tête coupée, etc., il faut s'abstenir de toutes mauvaise action du corps, de la parole, etc., à cause du châtiment qui en résulte.

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