DEUXIÈME CHAPITRE : ANIMAUX
C'est parmi les oies, les grues, etc., et aussi parmi les ânes que renaissent ceux qui se plaisent dans les voluptés. Les fous renaissent dans des matrices de vers.
Ceux qui se mettent en colère (dans des matrices) de serpents; les rancuniers, les orgueilleux, les amis infidèles renaissent, à cause de l'excès de leur orgueil, dans des matrices d'âne et de chien.
Le ladre et l'envieux renaît singe.
Le bavard, celui qui commet un crime involontaire, et celui qui est sans pudeur, (tous ceux-là) renaissent dans des matrices de corbeau.
Ceux qui frappent ou lient de liens les éléphants, les chevaux, les buffles, etc., et se livrent à des actes de cruauté, deviennent perroquets, chenilles, scorpions,
tigres, chats, chacals, ours, vautours, corbeaux.
Tels renaissent après la mort les hommes qui fournissent de la viande, les colères et les envieux.
Ceux qui donnent le bien d'autrui, les furieux, les cruels deviennent des Nâgas (serpents) à la grande puissance surnaturelle. Ceux qui font des sacrifices avec colère, les hautains deviennent des seigneurs des Garudas (oiseaux de proie).
Pour les mauvaises actions que Ton a faites conformément aux dispositions dont on était animé, on renaît dans l'animalité.
Qu'on se garde donc de ces mauvaises actions !
TROISIEME CHAPITRE : PRETAS
i. — Prêtai
Geux qui enlèvent aux autres leur nourriture et les dépouillent de ce qui les élève, ceux-là ne se nourrissent que de cadavres ; ce sont des Prêtas en état de putréfaction.
Ceux qui brutalisent les faibles, ou les trompent en excitant leurs convoitises, sont condamnés à se nourrir d'excréments ; ils renaissent en état de putréfaction.
Geux qui se conduisent bassement, les paresseux incurables, les envieux, ceux qui ont des convoitises insatiables, ceux-là, après leur mort, renaissent Prêtas avec des épines dans la gorge.
Celui qui empêche les autres de donner et qui lui-môme ne fait jamais de dons est un Prêta affamé et altéré avec une bouche comme le trou d'une aiguille, un ventre énorme.
Celui qui garde ses richesses pour sa race, qui n'en jouit pas, n'en donne aucune portion, Ann. G. — B 6ô
renaît ensuite Prêta, prenant ce qu'on lui donne,
se rassasiant (avec voracité) de (tout) ce qu'il reçoit V
Celui qui a le désir de ravir le bien d'autrui, celui qui se repent du don qu'il a fait renaît Prêta, se nourrissant avec avidité d'excréments, de crachats, de vomissements.
Celui qui prononce par colère des paroles désagréables, des paroles capables de causer la mort d'une mère (?) devient un prêta à bouche enflammée*, et pour longtemps, à cause de cet acte.
Celui qui est animé de dispositions cruelles, qui est sans pitié, excite des querelles, devient un Prêta flambant, se nourrissant d'insectes, de vers et de mouches,