‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 240 sur 295 · DU LOU- TAO-TSI · texte numérisé non relu

DU LOU- TAO-TSI

Le mot sanskrit1 Deva signifie dieu (ou ciel, chin. tien). Pour ce qui est du dieu, le dieu est comme l'éclat d'une lumière pure et claire : dans ses diverses

* Chin. Fan, c'est-à-dire « brahmanique ».

courses (évolutions), il l'emporte par la supériorité, il l'emporte par la joie, il l'emporte par la bonté, il l'emporte par l'excellence, il l'emporte par la noblesse, il l'emporte par l'élévation. C'est pour cela qu'on l'appelle dieu (ou ciel, tien).

S'il n'existe pas de cause primordiale de cette supériorité prééminente, comment peut- on naître avec une supériorité prééminente dans ce lieu de pureté et de clarté (le ciel) ?

La cause de la supériorité prééminente est ce qu'on appelle les dix perfections (savoir) : les trois du corps, les quatre de la bouche, et finalement les trois de la pensée. Par l'effet de ces trois (catégories de) devoirs, les transgressions, arrêtées (comme) par une digue , n'existent pas ; au contraire, l'obéissance, la règle, la justice existent, et l'on résiste à la voie qui n'est pas bonne. Par ces dix perfections, en changeant de corps, on échappe aux cinq parcours. C'est pourquoi la loi prohibitive qui constitue les dix perfections porte le nom de « montée du ciel ou divin véhicule » (Tien-chîng).

Quoique les cieux soient nombreux, ils ne dépassent pas les trois divisions ou régions appelées : région du désir, — région de la forme, — région

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