CONVERSION DE LA MERE ET DE LA FEMME DE YAÇAS
En ce moment, la mère de l'Ayusmat Yaças et son épouse, elle deuxième, se tenaient assises constamment sur le seuil de la porte pour recevoir (leur hôte). La mère de l'Ayusmat Yaças et son épouse, elle deuxième, virent donc de loin Bhagavat qui arrivait. Dès qu'elles le virent, elles préparèrent un siège pour Bhagavat, et pari j eut ainsi : Viens, Bhagavat, approche ! Bhagavat est le bienvenu ! Que Bhagavat veuille bien s'asseoir sur ce siège ! — Et Bhagavat s'assit sur le siège préparé pour lui»
Ahn. g. — 6 4
Puis la mère de l'Ayusmat Yaças, puis son épouse, elle deuxième, saluèrent avec la tête les pieds de Bhagavat, et s'assirent non loin de lui. Quand elles furent assises non loin de lui , Bhagavat par un discours plein de la loi instruisit, endoctrina, éleva, réjouit la mère de l'Ayusmat Yaças et son épouse, elle deuxième. Il leur adressa les discours traditionnels des bienheureux Buddhas, savoir le discours sur le don, le discours sur la moralité, le discours sur le Svarga, il développa tout au long les faibles avantages en même temps que la bassesse et la défectuosité des passions, la corruption morale absolue, la pureté, la sortie hors du monde, l'éloge de la solitude et les lois de la région de pureté.
Quand Bhagavat vit qu'elles avaient toutes lès deux l'esprit joyeux, l'esprit * tourné à la joie, l'esprit ravi, que leur jugement était (sûr) et que si on leur texposait la loi en la leur offrant complètement, elles étaient capables de la connaître, il leur exposa tout au long la loi qu'ont toujours enseignée par transmission les bienheureux Buddhas, à savoir la douleur, la cause, l'empêchement, avoie ; par exemple, puisque l'on doit revêtir un habit exempt de toutes taches noires et de souillures, de couleur convenable, il importe d'adopter la couleur prescrite. Selon cet (enseignement) la mère de l'Ayusmat Yaças et sonépouse, elle deuxième, méditèrent à fond dans cette séance même sur la douleur, la cause, l'empêchement, la voie.
Puis la mère de l'Ayusmat Yaças et son épouse, virent la loi, obtinrent la loi, connurent la loi, pénétrèrent dans les profondeurs de la loi, furent affranchies de toutes leurs incertitudes, affranchies de tous leurs doutes, n'eurent plus de foi en aucun autre, ne se laissèrent plus conduire par aucun autre, conquirent l'absence de crainte dans les lois qui leur avaient été enseignées par le maître. Sétant levées de dessus leur tapis, elles firent Tanjali en se tournant du côté de Bhagavat et parlèrent ainsi à Bhagavat :
Vénérable, nous sommes élevées (à l'état d'ârya) ; étant élevées au plus haut
degré (à l'état d'ârya), nous venons en refuge près de Bhagavat, de la Loi et de la Confrérie des Bhixus, nous te prions de nous admettre comme Upasikas. Désormais, aussi longtemps que nous vivrons et que le souffle nous restera, notre foi se manifestera hautement par ce refuge (que nous adoptons). Vénérable, nous demandons à faire acte (de seaniission) par un repas (que nous t'offrons). Bhagavat accueillit par son silence l'offre de la mère de l'Ayusmat Yaças et de sa femme, elle deuxième.
La mère de l'Ayusmat Yaças et son épouse, elle deuxième, ayant compris que Bhagavat acquiesçait par son silence, firent asseoir Bhagavat commodément, puis le fortifièrent et le rassasièrent en lui offrant de leurs propres mains des mets solides et liquides, purs et agréables. Après qu'elles l'eurent ainsi fortifié et rassasié par toutes sortes de mets et de breuvages purs et succulents, quand elles virent que Bhagavat avait fini de manger, rentré ses mains et serré son vase, elles prirent sur le tapis une position modeste et s'assirent en face de Bhagavat pour entendre la loi .
Alors par un discours qui renfermait la loi, Bhagavat instruisit, endoctrina à fond, exalta, réjouit "vivement la mère de Yaças et son épouse, elle deuxième. Après les avoir instruites, endoctrinées à fond, exaltées, réjouies vivement par des discours variés sur la loi, il se leva de son siège et partit.