‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 286 sur 295 · III. LES DEUX KARMA-VIBANGA PALIS · texte numérisé non relu

III. LES DEUX KARMA-VIBANGA PALIS

1. Histoire de Çubha-MAnava% interlocuteur du pe.it Karma-Vibhanga. Son père, qui était un avai^e, étant décédé et rené chien à son insu, le Buddha, en lui faisant découvrir la vérité, lui facilite en même temps la découverte des trésors cachés par son père. Eclairé sur la toutescience du Buddha, Çubha se décide à aller le trouver pour lui soumettre ses doutes (p. 490-2).

2. C ùla-Karma-'cibhanga-suttanta. — Rapports avec le Karma -Vibhâga tibétain (p. 492-3). Petite division des actes. Quatorze questions de Çubha (p. 493). Réponse du Buddha: 1° la vie courte est la punition de la violence ; 2° la vie longue, la récompense de l'absence de violence; (p. 494); 3° la maladie est la punition d'un naturel violent (p. 495); 4° la santé, la récompense d'un naturel paisible ; 5° la mauvaise mine est la punition de la colère et de l'orgueil (p. 496);G°la belle prestance, la récompense d'un naturel exempt d'orgueil et de colère (p. 496-7); 7° le peu de puissance est la punition de l'envie; 8° la grande puissance, la récompense d'un défaut d'envie (p. 497); 9U la pauvreté est la punition de l'avarice; 10° la richesse la récompense de la libéralité (p. 498); ii°la bas3e naissance est la punition du défaut de politesse; 12° la haute naissance la récompense de la politesse (p. 499-500); 13° l'ignorance est la punition de l'indifférence pour l'instruction p. 500); 14° la science est la récompense du zèle pour l'instruction (p. 500-501).

3. Mahâ-Karma-vibhanga-suttanta. — Division du traité (p. 502).

Grande division des actes. I. Préambule . — Rencontre du fils de Potali et de Samiddhi. Le fils de Potali déclare tenir du Buddha que les actes du corps sont sans valeur. Samiddha se récrie (p. 503) et, sur une question de son interlocuteur, déclare que les actes du corps, de la parole et delà pensée ne produisent que la douleur (p. 505). Samiddhi raconte à Ananda ce qui vient de passer, et tous deux vont trouver Bhagavat qui accuse le fils de Potali de mensonge et Samiddhi d'étourderie et d'ignorance (p. 504). Il se fâche aussi contre Udàyi qui approuve la réponse de Samiddhi. 11 enseigne que les actes du corps, delà parole, de l'esprit, peuvent, selon leur nature, produire la douleur, le bien-être ou un état neutre. 11 prend occasion de cela pour exposer la grande division des actes (p. 50c).

Su ira proprement dit, I. Expose des faits. — On peut : faire le mal et aller immédiatement après dans le Niraya (4) ou le Svarga (2); s'abstenir du mal et aller immediaiement après dans le Svarga (3) ou le Niraya (4) (p. 506-7).

//. Explication erronée des faits. — Ceux qui se croient éclairés en concluent 1° Que l'on va toujours dans le Niraya après une vie mauvaise (p. 507); 2° que l'on va toujours dans le Svarga après une vie mauvaise qui reste impunie (p. 508); 3° que l'on va toujours dans le Svarga après une vie honnête (p. 508) ; 4' qu'il n'y a point de récompense pour les bonnes actions et qu'on va toujours dans le Niraya aussitôt après avoir bien vécu (p. 509).

///. Critique de V explication ci-dessus. — Cette explication, exacte en ce qui louche la constatation des faits, pèche par la conclusion sophistique post hoc, ergo pr opter hoc, par une généralisation non justifiée, et par l'arrogance du raisonneur (p. 509-11).

IV. E xp lie at ion vraie . — i . On va dans le Niraya après une vie coupable, à cause de fautes même de cette vie, d'actes mauvais antérieurs et de mauvaises pensées au moment de la mort (p. 51 i). 2° On va dans le Svarga après une vie coupable, à cause d'actes vertueux antérieurs et de bonnes pensées au moment de la mort (p. 511-12). 3° On va dans le Svarga après une vie honnête, à cause de cette vie même, d'actes vertueux antérieurs et de bonnes ^pensées au moment de la mort (p. 512) ; 4° On va dans le Niraya après une vie honnête, à cause d'actes antérieurs vicieux et de mauvaises pensées au moment de la mort (p .513). Dans tous les cas, les actes de la 'vie qui vient de s'achever auront leurs conséquences un peu plus tôt ou un peu plus tard.

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