‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 77 sur 295 · II · texte numérisé non relu

II

Que ce soit dans un village ou dans une forêt, partout où se montre un serpent, qu'on se garde bien de le mépriser en disant : « c'est un enfant, » de le traiter avec hau teur, en disant : « c'est un enfant. »

Car, sous des couleurs {ou des formes, des espèces) variées, le serpent marche dans la splendeur. Quand il s'est attaché (à un lieu), il mordrait d'un seul coup, homme, femme, enfant.

Que celui-là donc le fuie qui veille sur sa propre vie.

Celui qui flambe, qui dévore beaucoup (de choses), qui mange l'offrande, et laisse une trace noire (derrière lui),(le/ew, en un mot), il faut bien se garder de le mépriser quand il est petit, un sage ne doit pas le traiter avec hauteur.

Car ce mangeur de l'offrande, lorsqu'il aura pris un point d'appui, tout petit qu'il est, il deviendra grand ; et quand la flamme s'allume, elle consume promptement des villages et des villes.

Ainsi quiconque veille sur sa propre vie doit se garder de le mépriser ; quiconque pourvoit à ses intérêts doit bien y faire attention.

Akn. G. — B

Celui qui mange l'offrande, qui flambe, le purificateur (pdvaka), qui laisse une trace noire (le feu, en un mot), il ne faut pas le mépriser, en disant : « c'est un en font; » il ne faut pas le traiter avec hauteur, en disant : « c'est un enfant. »

Car, lorsqu'il a pris un point d'appuivet qu'il est devenu grand, ce feu, partout où il s'attache, il est capable de consumer d'un seul coup, homme, femme, enfant.

Que celui-là donc le fuie, qui veille sur sa propre vio.

IV (10, il, 12).

Quand le mangeur de l'offrande, le feu à la trace noire a brûlé un bois, les plantes repoussent peu à peu, lorsque des jours et des nuits ont passé (par dessus).

Mais celui que le bhiœu doué de mora lité a rencontré et brûlé, celui-là n'aura plus ni fils, ni petit-fils, ni héritier; comme la tête du palmier (talai mgo\ il devient en peu de temps privé de descendance.

Aussi quiconque veille sur sa propre vie doit se garder de le mépriser, quiconque veille à ses int êts doit faire attention à lui.

Un sage ne doit donc traiter avec hauteur ni le xatrya bien fait, ni le serpent, ni le feu, ni le bhiœu doué de moralité.

En conséquence, quiconque veille sur sa propre vie, doit se garder de les mépriser, quiconque veille à ses propres intérêts doit les éviter avec soin.

Ensuite, le roi de Koçala, Prasenajit, approuva hautement ces paroles de Bha gavât et s'en réjouit fort; puis, après avoir adoré avec la tête les pieds de Bhagavat, il se retira de la présence de Bhagavat.

Fin du Kumàra-dsrtântasûtra.

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