‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 78 sur 295 · IV · texte numérisé non relu

IV

Quand le feu, le purificateur à la trace noire, brûle une forêt, les plantes qui montent (vers le ciel) y renaissent après que des jours et des nuits ont passé.

Mais celui que le bhiœu doué de moralité a brûlé par sa splendeur, ne laisse après lui ni descendants, ni héritiers auxquels puissent passer ses biens : sans postérité sans héritiers, de tels hommes deviennent (comme) le tronc du palmier {talavatthu).

Ainsi, quiconque est sage et veille sur ses propres intérêts, s'il rencontre le serpent et le feu, et le œatrya illustre, et le bhiœu doué de moralité, doit y faire grande attention, ô Majesté.

Là-dessus, le roi Prasenajit, de Kosala, adressa ces paroles à Bhagavat : Excellent, ô vénérable l excellent, 6 vénérable ! De même que si l'on redressait ce qui est courbe, ou qu'on découvrît ce qui est voilé, ou qu'on montrât le chemin à un troublé (égaré), ou qu'on tînt une lampe allumée dans les ténèbres, de telle sorte que ceux qui ont des yeux vissent les formes ; ainsi la loi m'a été exposée en plus d'une manière par Bhagavat. Moi donc, je viens en refuge en Bhagavat, en la Loi, en l'Assemblée des bhiœus. Que Bhagavat, ô vénérable, me reçoive désormais comme un upâsaka, moi qui suis venu à lui aujourd'hui, moi qui suis allé dans le refuge.

(Fia du Dahara Sûtra,)

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