‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 91 sur 295 · II. Tridkarmaka sûtra (3 préceptes · texte numérisé non relu

II. Tridkarmaka sûtra (3 préceptes

III. IV. V. Trois sûtras intitulés Calurdharmaha sur lesquels un est qualifié sûtra de Grand Véhicule et un autre Nirdeça1. Chacun de ces textes renferme l'énoncé de quatre préceptes.

VI. Le Catuska Nirhâra les « accomplissements » (ou « achèvements, perfections »), quatre par quatre, — sûtra renfermant une série de stances dans chacune desquelles il est fait mention de quatre préceptes ou visions.

VII. Le Maitrî btiâvana, « méditation sur l'amour, » emprunté à la littérature pâlie.

Vlll.LeMahd-mangala-Sûtra, emprunté comme le précédent à la littérature pâlie, mais qui a son équivalent dans la littérature tibétaine. Les deux versions seront donc données parallèlement.

IX. X. Le Pancasixâniçaffisa et le Nandika-Rûfra sur les cinq actions défendues.

XI. Le Karma Vibhâga sur la division des actes et des effets qui en résultent.

1 Nirdeça est la qualification spéciale d'un certain nombre de textes du Kandjour qui semblent former une classe particulière.' Ils n'en sont pas moins comptés comme Sùlras. J'en ai donné la liste dans les appendices à l'analyse du Kandjour. (Annales du tnusSe Guimet, t. II, p. 564.)

ALPA-DEVATA SÛTRA

Ce petit texte, tout en vers, a le mérite de résumer, non pas sous la forme technique et sèche, mais sous une forme un peu développée, claire néanmoins et suffisamment précise, les dix préceptes moraux du bouddhisme, ou les dix défenses relatives aux péchés du corps (meurtre, vol, adultère), aux péchés de la parole (mensonge, médisance, injures, bavardage), aux péchés de la pensée (convoitise, haine, erreur). Les textes dans lesquels ce sujet est traité, spécialement ou par occasion sont fort nombreux. Celui-ci a l'avantage d'être un des plus brefs parmi ceux qui sont spécialement consacrés à ce sujet important. On peut, à la vérité, lui reprocher de ne pas donner toujours le terme traditionnel adopté, pour désigner chacun des péchés énumérés ; mais les définitions en sont assez claires pour qu'on soit autorisé à le présenter comme un des résumés les plus intéressants de cette nomenclature des vices ou des vertus, la plus importante du bouddhisme, comme le prouvent les textes qui viennent après. On donne le nom de duçcarita, « mauvaise conduite, » aux dix actions coupables dont se compose cette énumération et par suite le nom de sucaHla, « bonne conduite, » à l'abstention relativement à ces dix actions. Notre petit texte, en définissant le duçcarita, célèbre le sucarita.

Les quatre premiers articles du duçcarita (ou sucarita), qui sont la partie essentielle de rémunération, augmentés d'un article nouveau sur l'ivrognerie, constituent une autre énumération (le Panca-sila) dont il sera question plus loin.

Pour mieux marquer les divers articles du duçcarita, je les ajoute, sous forme de titre, en tête de la stance qui concerne chacun d'eux, au risque de faire du tort à l'élan poétique de notre texte. Ce n'est pas que je le donne comme une poésie de grande valeur ; mais il a une certaine rapidité d'allure et de rythme qui me paraît en rendre la lecture assez agréable.

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