‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 97 sur 295 · II. TRIDHARMAKA SUTRA — M<Jo XX, il folios · texte numérisé non relu

II. TRIDHARMAKA SUTRA — M<Jo XX, il folios

Bhogavat résidait à Çrâvastî... Ensuite Bhagavat adressa la parole en ces termes aux Bhixus : « Bhixus, tout homme insensé qui, dans ce (monde) s'attachant à trois (vices) contraires à la bonne loi, ne fait pas de présents et n'accomplit pas des actes méritoires, cet homme ne peutatteindre à une moralité parfaite (et) y rester fidèle. — Quels sont ces trois vices ? Ce sont la convoitise,

F avarice (ou I'envië), la négligence !. — Bhixus, tout homme dépourvu de sens qui, dans ce monde, parce qu'il possédera ces trois (vices) contraires à la bonne loi, n'aura pas fait de dons, ni accompli des actes méritoires, cet homme, quand son corps aura péri, après sa mort, tombera dans- la mauvaise voie, dans la voie mauvaise et perverse, et renaîtra dans les enfers. — Bhixus, Thomme bon, possédant les trois (vertus) de la bonne loi, qui fait des dons et accomplit des actes méritoires, saisira la moralité et y persévérera. — Quelles sont ces trois (vertus), direz- vous? — Ce sont Tabsence de convoitise, I'absence d'avarice (ou d'ENViE), la vigilance. — Bhixus, en observant ces trois (vertus) de la bonne loi, l'homme bon. qui donne des présents et accomplit des actes méritoires, s'attache parfaitement à la moralité par ce moyen et y reste fidèle, en sorte que son corps ayant péri, après sa mort, il renaîtra parmi les dieux dans le Svarga, dans le monde céleste.

Quand Bhagavat eut prononcé ces paroles, quand le Sugata eut fait cet exposé et donné cet enseignement, il prononça encore .cet autre discours :

C'est parce que l'égoïste, le négligent

ne fait pas de dons, que celui qui aspire aux mérites religieux,

le sage, doit faire des dons.

L'égoïste a peur,

(il a peur) de la faim et delà soif; Celui qui par peur, ne donne pas ici-bas,

celui-là est véritablement l'homme peureux.

Celui qui, dominé par Tégoïsme,

ne donne pas et a peur, celui-là, dans ce monde et dans l'autre,

revêtira la folie.

Ceux qui, se gardant de l'égoïsme,

font des dons au moment convenable, ont beau mourir, ils ne meurent (véritablement) pas ;

ils sont comme un voyageur bien approvisionné.

1 Les termes san krits doivent être Rdga, Màtsarya, Apramâda. — Le dernier de ces termes avait été rendu dans le Journal Asiatique (oct»-nov, 1866, p. 185) par impureté (ou, haine); ce qui ©'ail une traduction inexacte. 11 est à remarquer que les deux premiers termes sont ceux des péchés de l'esprit dans le duçcarUa;\* troisième seul est différent;

Ahn. G — B SO

Ceux qui, lorsqu'il est très difficile de donner,

donnent peu ou beaucoup ; ceux-là, en donnant ce qu'il est difficile de donner,

font vraiment des œuvres difficiles1.

Celui qui n'est pas bon est ignorant ;

l'homme bon ne transgresse pas la loi.

C'est pour cela que le bon et le méchant,

quand ils meurent et quittent cette vie, vont, le méchant dans le Naraka,

et les bons dans le Svarga.

Pour ceux qui sont affligés par la vieillesse, point de refuge ;

la vie est courte et la mort s'approche. • Ceux qui voient cette crainte de la mort

doivent faire le bien, s'appliquer aux œuvres méritoires.

Celui qui, renonçant aux femmes, vit ici-bas dans cette bonne pratique et fait avec difficulté des dons (même) petits,

(est tel que) celui qui fait cent millions d'offrandes

n'atteint pas à la soixantième partie de son mérite»

Pourquoi l'offrande large et vaste

n'est-elle pas avec la sienne sur un pied dYgalité?

Comment de grandes offrandes qui valent mille

ne font-elles pas la soixantième partie de celle-ci?

Quelques insensés tuent et font mourir

prennent le bien d'autrui qu'on ne leur a pas donné

Ainsi l'offrande, (même) large et vaste,

n'est pas sur un pied d'égalité avec une offrande (plus modeste) ; ainsi un millier d'offrandes valant mille

n'est pas la soixantième partie de celle-ci.

Ceux qui, peu nombreux, agissant sans orgueil,

acquièrent des richesses et font des dons selon la loi,

ceux-là se plaisent à donner et, grâce à leurs dons,

ils arrivent, par leur mérite personnel, à la demeure des dieux.

1 Ou des mortifications. Il doit y avoir ici une sorte de jeu de mots. L'expression « faire des choses difficiles, des tours de force » désigne aussi les <c mortifications ».

2 La plus grande partie de cette slance est complètement illisible dans le texte.

Bhagavat, ayant prononcé ce discours, les Bhixus se réjouirent et louèrent hautement le discours de Bhagavat.

Fin du Sûtra intitulé : « Trois préceptes. »

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