‹ Fragments littéraires (volume 2)Chapitre 19 sur 62 · DÉ M. DE CESSAC · texte numérisé non relu

DÉ M. DE CESSAC

rigoureux, on le vit, à quatre-vingt-neuf ans, prosterné sur le pavé de^ Invalides , verser des larmes et prier Dieti sur là bière de celui qu'il avait servi et aimé presque ^ l'égal de la patrie !

Oui, messieurs, il pria Dieu; il y avait déjà bien Sfei âiitlgéà ^lié 1-âitiiô de M. idé Ceiéac se reposait dans les pensées qui conviennent à une vieillesse vertueuse. Sans éclat, sans faiblesse, une conviction sincère l'avait ramené à toutes les pratiques d'une piété éclairée, et le dernier des encyclopédistes est mort en chrétien. Jusqu'au dernier moment, il rçmplit toutes les obligations que sa foi lui imposait avec la mêïne régulafité> avec le même scrypule qu'il avait apporté jadis à 1 accomplissement de tous ses devoirs.

î^ dévoir, dans toute son étendue et dans tou^p sa rigidité, était la règle inflexible de M. de Cessâc, dans la vie et dans la mort, au miqistère, à la chambre, à l'Académie, Jamais, messieurs, you^ ne retrouverez un confrère plus assidu, plus heureux ae vous appartenir, plus dévoué à l'honqeuç e notre compagnie. U était parmi nous, coname partout, simple et digne, grave et afrable,^ vénéré et aipid. ïl s'est éteint doucement, emportant avec lùLdç saiptes espérances, et laissant une renommée sans tache. Honqrons-le : efforçons-nous de l'imiter : né le pleurons pas.

FUNÉRAILLES DE M. JODFFROY.

DISCOURS

PRONONCÉ

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