‹ Fragments littéraires (volume 3)Chapitre 10 sur 59 · M SÉANCE DE L*AGADÊM1Ë DES SCIENCES, ETC · texte numérisé non relu

M SÉANCE DE L*AGADÊM1Ë DES SCIENCES, ETC

Tépoque où nos prisons auront fait place au système pénitentiaire, adopte déjà dans plus d*'un pays et auquel est promis l'avenir, rAcadéinié, brudemment hardie^ avait mis au concours Cette question :

« Indiquer les moyens de mettre en harmonie le système de nos lois pénales avec un isystèmg pénitentiaire h. instituer^ dans le but de donner dé plus efficaces garanties au maintien de la paix et de la sûreté générale et privée, eibi procurant l*améliorsction morale des concjajnnés. »

De nombreux concurrents ont répondu à notre appel. Cependant, malgré le mérité de plusieurs des mémoires qui ont été envoyés, l'Académie s'est décidée à ne point décerner le prix ; mais elle partage la somme qui y est attachée, a titré de récompense et d'encouragement, entre le mémoire n* 2 dont Fauteur est M. Alauzet, et le mémoire n*> 5 qui appartient à M, Moreau (Christophe), inspecteur général des prisons du royaume. Elle accorde une mention honorable au n" 4 qui a pour auteur M. Lefran, de Colmar. L'Acadéniie a voulu reconnaître les* recherches exactes et l'esprit judicieux dont les auteurs des mémoires n*" 2 et n** 5 ont fait preuve, en regrettant de n avoir pas trouvé dans ces deux mémoires plus de force dans la pensée, plus de noblesse et d'élévation dans \ç langagCf

DISCOURS d'ouverture. 81

loL section de philosophie avait ouvert deux concouts : l'un sUr le cartésianisme, l'autre sur la philosophie allemande^ c'est-à-dire sur les deux; plus grandes époques de la philosophie moderne. La pensée de l'Académie n'est point douteuse, elle l'a plus d'une fois marquée dans ses difFérents programmes. Non^ elle n' abandonne point la philosophie spéculative , mais elle croit la servir en invoquant les leçons de l'expérience. En face de questions purement abstraites, on peut aisément s'éblouir et se' perdre en rêveries stériles, ou recommencer de vieilles erreurs et rentrer dans des voies depuis longtemps condamnées. Mais quand on se place entre Descartes, Spinoza, Locke et Leibnit?, ou bien entre le philosophe de Kœnigsberg et ses célèbres disciples, on est assurément au milieu des plus grands problèmes que puisse agiteir l'esprit humain, et en même temps on est déjà en possession de solutions sérieuses qui préviennent les solutions chimériques, et par leur lutte et leur opposition excitent puissamment l'esprit et l'avertissent de ne s'arrêter qu'à des opinions profondément réfléchies, dignes de se soutenir devant celles de tant de beaux génies. Il fout soi-même s'élever bien haut pour faire ainsi comparaître devant son tribunal les héros de la pliilosophie et leur distribuer le blâme et Félo^Q. C'est donc dans l'intérêt de la philosov

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