COUVENT DE PARIS
M Je pense que Dieu m'ayant donné au ccMnmencemeât de ma "«te tout ce dpnt j^avais besoin pour me feire goàter le repos et la tranquillité des saints, veut , pour-punir mes infidélités, que j*éprouve tout le malheur qui peot être attaché aux conditions qui m'ont éloignée de ceUê où il me demande. J'ai cette pensée si grayée dans l'esprit que si avec die je n*y conservois fortement Fesp^rance que Dieu me ramènera un jour chez vous à l'abri de tons ces orages du siècle , je pense que je succomberois tout à . fait à ceux qui me persécutent. Je vous demande, ma chère Mère, par toute votre charité pour moi, présente et passée , de renouveler vos ferventes prières pour avance ce temps de bénédiction et de joie. La sainte que vous venez de perdre sera volontiers mon intercesseur, et comme sa bonté pour moi étoit grande, j'en attends celle-là encore. J'espère en celle de Dieu qu'il nous rendra notre mère, et je la veux trouver chez vous, à quelque prix que ce soit ^. Conservez-vous aussi pour cette saison bienheureuse ; car enfin il faut que vous consommiez Fœuvre que Dieu a commencé pour vous ; je ne respire autre chose. »
^ Cette lettre n^est pas dans Villefore.
* Il s^agit de la princesse de Condé morte en effet fort saintement, protectrice du couvent des Carmélites, et qui y était inhum ée.
DE MADAME LA WPI?E$*« PK LONGUEVILLE. 295
Mais U p^î? ippareptp eptri^ la qpur et les princes ne dura pas ; M^? de Longueville se jeta avec ses frères dans les horreurs de la guerre civîUè. Tandis que le prince de Condé manquait de >érir avec le ^uc 4ç ï^arochefoucauld au cpmbat If $^|pf;-44tQine, eUe, fivep le pripce 4e Conti, tenait à paimi im^ Bojpdm^x* 3fici coquetteries àv^e le due dé Dïemouri lui avaient fait perdre le duc de la Rochefoucauld qui s'était tourne contre elle, et ce brillant duc de Nemours Tavait bien vite oubliée pour la duchesse de Montbazon; puis il venait 4'étre tué en duel par le duc de Beanfort. ^iftsi $)e$ affaires et celles de son parti étaient rui* Çf^es» ejt ellç soudait ^ la fois et dans son orgueil et dans $a (epdre^se. C^ fut là le dernier coup ; tout lui manquant à la fois daps ce monde, elle $e f 9|jf rn;i yers Pieu ep songea sérieusement à cbaQger