LE 20 JUIN
Ne craignez pas, messieurs, que je vienne troubler voire douleur par une vaine formalité. Je ne veux (lire qu'un dernier adieu à celui que nous avons tant aimé et que nous pleurerons toujours.
Mon cher Loyson , nos cœurs sont devant ton cercueil dans ia disposition où toi-même aurais voulu qu'ils fussent. Nous y apportons une douleur que le temps ne pourra ni effacer ni distraire , mais que la raison et la foi éclairent. Oui, Tintervalle qui semble nous séparer n*a point de réalilé pour ton âme et pour la nôlre. Le coup qui t'enlève frappe tes amis pluf que toi-même. Tout ce qu'il y avait de meilleur en toi , tout ce que nous avons aimé et honoré, est et sera toujours. Les révolutions du temps et de l'espace , les troubles de la nature , ce phénomène d'un jour qu'on