‹ Fragments littérairesChapitre 2 sur 56 · A L'ÉLOGE DE M. FOURIER · texte numérisé non relu

A L'ÉLOGE DE M. FOURIER

LDE A l'académie FRANÇAISE , dans one de ses séances particulières.

Dans un discours qui devait embrasser beaucoup d'objets, sans dépasser une demi-heure, j'ai dû choisir y entre les divers travaux scientifiques de M. Fourier, celui qui, par sa célébrité et son originalité, met le nom de son auteur parmi les noms immortels. Je n'ai parlé que de la théorie de la chaleur ; et encore n'en ai-je pu dire qu'un mot : je me suis borné à indiquer la place qui lui appartient dans l'histoire des grandes découvertes. Je voudrais aujourd'hui la faire un peu mieux connaître , et, sans entrer dans les profondeurs mathématiques de cette théorie, qui seraient inaccessibles à mon ignorance, la considérer du moins et vous la présenter dans ses résultats les plus frappants et dans ses grands rapports avec le système du monde.

Quand on essaye de se rendre compte de la chaleur répandue sur notre terre, rien de plus naturel que d'en

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