DISCOURS PRONONCÉ AUX FUNÉRAILLES DB M. POISSON. 1T
la plas rigoarease, poursaivis sous toutes leurs faces, et résolus toujours avec précision, souvent avec grandeur. Le caractère de son espri't était une sagacité puissante ; il y avait en lui de la finesse et de la force. Quand son attention se portait sur un objet, quel qu'il fût, elle s'y concentrait tout entière, et ne Tabandonnait qu'après en avoir pénétré les profondeurs et en avoir tiré des trésors de vues nouvelles et inattendues.
Mais d'autres, messieurs, vous entretiendront du géomètre ; il m'appartient plus particulièrement d'honorer dans M. Poisson le membre éminent du Conseil royal de l'intruction publique qui, non content d'agrandir la science par ses propres travaux, la servait encore par le mouvement régulier qu'il imprimait aux études mathématiques, et l'ardeur féconde qu'il savait inspirer pour ces belles études à tous ceux qui l'approchaient. Il avait fait deux parts de sa vie : la première était consacrée à ses travaux personnels; la seconde appartenait à quiconque avait besoin de ses lumières. Depuis qu'il était entré au conseil de l'Uni- -Tcrsité, il s'était fait comme une religion de présider chaque année le concours d'agrégation des sciences. Il suivait les jeunes professeurs dans toute leur carrière. Aux agrégés il montrait le doctorat ; aux docteurs, il montrait l'Institut. Qu'il soit permis à l'ancien directeur de l'École normale de renouveler ici le tribut de la reconnaissance de celte école pour les encouragements qu'il prodiguait à tous les élèves, dès qu'ils
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