‹ Fragments littérairesChapitre 4 sur 56 · TOMB I · texte numérisé non relu

TOMB I

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aelion de la ebaleur des premières coudieSy rendrait la nuit affireose , meUrail 1 hiver à côlé de l^été ^ et les glaces des pôles à deux pieds de l*équateur. Il faut donc , pour expliquer des phénomènes certains , que les autres causes n'expliquent pas entièrement, suppo* ser que Tespace où se meut la terre -est doué d'ane certaine température , et encore d'une température constante qui , s'interposant partout , ménage partout des transitions heureuses aux changements nécessaires des jours et des nuits, des saisons et des dimais.

Mais d'où peut venir cette température de Tespaoe terrestre et cette température constante? Ici la théorie s'agrandit ; elle sort des limites de la terre, et se lie au système du monde. Il est admis que toutes les étoiles dont se compose ce sysièroe , ont été. primitivement comme la terre à l'état d'incandescence , qu'aujourd'hui elles ne sont pas plus éteintes que la terre , et qu'elles émettent une chaleur qui leur est propre. De là, dans le champ des espaces stcllaires, d'iiinombrables rayons de chaleur émis et réfléchis, et qui, combinés entre eux, composent la température deFespaoe (t )k Reste à savoir comment cette température est constante, lorsque les causes en sont tellement diverses , et que les astres la versent dans l'espace avec tant d'inégalité. La loi de l'attraction universelle n'est pas autre chose qu'une induction de cette attraction , en vertu de laquelle le fruit suspendu à un arbre, la pierre que vous

(1) Théorie de la chaleur rayonnante.

à; l'éloge db h. fourier. si

Uchez, tend vers la terre : celte induction si simple et si grande explique le système du monde. Une induc^ tion semblable va vous expliquer la température constante de Tespace dans lequel se meut le système du monde. N'est-ce pas un fait vulgaire que, dans la plus petite enceinte , deux corps diversement échauffés tendent , Fun en recevant , Tautre en donnant de la chaleur , à se mettre en équilibre , et qu'il en est de chaque point de Tespace enfermé dans cette petite en*ceinte comme des corps qui y sont contenus? Trans* portez ceci dans Timmense enceinte du ciel , et vous aficez , en vertu de la même loi , ce résultat, que tous les points de Tespace stellaire, inégalement échauffés» mais agissant perpétuellement les uns sur les autres , tendent à se mettre en équilibre de chaleur. De là la température moyenne et constante de Fespace. La loi est la même, le résultat seul est plus grand ; pour Tac-^ eomplir , il ne faut qu'une différence de temps ; or , nous Pavons déjà dit, le temps est aussi infini que Fespace, la nature prodigue Fun comme l'autre, et fournit des siècles en rapport avec l'étendue des effets qu'elle veut obtenir. Ainsi s'explique la température naoyesine et constante de l'espace, laquelle explique à son tour ce qui échappe à Faction solaire et à Faction du feu eenural dans la distribution de la chaleur à la surface de la terre et dans les phénomènes qu'elle y produit. Tels sont, autant que j'ai pu les saisir moi-même et vous les présenter dans ce cadre étroit, les aspects les plus populaires de la théorie de la chaleur. Je désire-

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