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OB L INSTRUCTION PUBLIQUE. 4&S

aurait surmooté tous les obstacles, si, sur ces entrefaites, n'éiaît arrivé le renouvellement des administrations municipales , qui me força d'ajourner mes m* stances auprès des villes; et dans cet intervalle notre ministère avait cessé d'être. Du moins, ma correspondance contient-elle des directions qui pourraient être suivies avec succès («). i^ Point de gratuité, sauf un certain nombre de bourses données par les villes, conformément à la loi, à des enfants de familles pauvres qui , dans Técole élémentaire , auraient montré une capacité particulière ; une rétribution scolaire modérée^ mais fort au-dessus de celle de Técole élémentaire ; par conséquent , distinction bien tranchée de Fécole intermédiaire d'avec Técole élémentaire, et en même temps moins de sacrifices imposés aux villes ; 2<* autoriser les écoles, renfermées sous le titre général d'instruction primaire supérieure, à prendre le nom d'écoles intermédiaires, comme les établissements compris sous le titre général d'instruction secondaire sont appelés collèges ; accorder un assez libre développement à ces écoles, selon les besoins et les ressources des localités, comme le dit la loi elle-même, afin qu'elles s'élèvent au-dessus des écojes élémentaires, et prennent le rang spécial qui leur appartient; tout en leur maintenant le caractère d'instruction générale prppre à tous les citoyens, quelle que soit plus tard leur vocation, admettre déjà dans ces écoles quelques annexes profes-

ii) Voyez le recueil même de mes acle», p. l-lô.

156 HDIT MOIS AU MHIISTÊmB

sioDDeU, indastriels, commerciaui, ce qvi les séptfé plas fortement encore de Técole élémentaire et da collège ; 5** en général , fixer à trois ans retendue du cours, et s^appliqner à bien gradaer renseignement de ces trois années ; gradaer même la rétribution scolaire suivant chacune de ces années ; n^admettre dans l'école que d'après un examen constatant que TélèTe possède à peu près Tinstruction primaire élémentaire, étad>lir des examens et des prix entre le passage d'une année à Tanire ; donner quelque solennité à ces distributions de prix ; enfin, employer le plus possible, pour renseignement , les professeurs ou régents des collées royaux ou communaux, avec une indemnité convenable pour traitement, ce qui est à la fois un moyen d'économie pour la ville et uii élément de dignité pour récoie.

le visitai moi-même Técole primaire supérieure de Paris, rue Neuve-Saint-Laurent, dans le sixième arrondissement , et un examen attentif me convainquit qu'elle pouvait servir de modèle à tous les établinements de cette sorte ; j'en envoyai le prospectus « modifié dans un sens un peu plus universitaire, à toutes les académies du royaume; je réclamai avec force anprés de la Tille de Paris, pour chaque arrondlssenaent, une école semblable , et j'obtins l'assurance que bientôt on essayerait d'en établir une nouvelle dans le onzième arrondissement. Avec l'école de Paris , celle de Caen , autant que j'en puis juger par le rapport du digne recteur de cette académie, peut être pro-

bE l'instruction publique. 157

{posée en exemple à totites les villes du royaume.

Telle élaît Fœuvre à laquelle je m*étais attaché dans rinstruction primaire; puisse un autre Taccomplir, et la France un jour posséder réellement une institution qni a fait tant de bien en Allemagne et en Hollande !

Mais je me hâte d'arriver à Tobjet principal de mes efforts : le perfectionnement de l^instruction secon» daire et de Tinstruciion supérieure. Il ne s*agit plus ici de projets commencés et inachevés , mais de travaux conduits à leur fin.

Dans rinstruction secondaire, un but a sans cesse' été devant mes yeux , la loi promise par la charte , et si ardemment réclamée , sur la liberté de Tenseignementi

Je Tavais annoncée pour la prochaine session à la chambre des pairs et à la chambre des députés. J'ai tenu ma parole en ce qui dépendait de moi. Je laisse une loi toute faite ; on la trouvera dans le Recueil (i) , avec rindication des différences qui la séparent du projet présenté en 1837 par M. Guizot.

Le caractère commun de ces deux projets est le res« pect et le maintien du système entier de nos établitoements publics d'instruction secondaire. Sans doute on peut, on doit, sur plus d^un point, modifier et perlectionner ce système ; mais tout cela peut se faire par voie d'ordonnance royale ou d'arrêtés du conseil ou du ministre. Une loi n'est réclamée , n'est indispen-

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