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tacle d'une dégradation complète et tes signes d'une dissolntion inévitable. Nous parcourrons donc rapidement toutes ces biographies de rhétears^ y signalant seulement les points qui ne seront pas tout-à-lait dépourvus d'intérêt. Dans la vie de Proaerésiusy il faut lire attentivement un passage sur le mode d'élection des professeurs de rkéto*^ rique à Athènes ^ et la répartition des élèves entre les différants professeurs ^ selon leur pays. Déjà Goddroy a tiré un assez grand parti de cet endroit dans son commentaire sur le code de Théodose (1 )• Il ne Êiut pas négliger non plus quelques' lignes où il est question d'un jurisconsulte nommé Ana^ tdiius ^ né à Béry te , ville qu'Ëunape (2) appelle la mère de la jurisprudence. Il parait que cet Aim-* tolius (3) jouit d'un ^and crédit à la oour de l'Emper^u*^ et fut ncxmaé préfet du prétoirer Dans une tournée qu'il fit eii Grèce ^ Anatolius vint à
(1) Ibid,, p. 79. Godeflroy, sur le Code de Théodose,lxv, xiu, titre m, p. 37-47. Cresoll, m Theatr, rhetor., iv, i, p. 376; Olearius ad Fliilost., p. 566; voyez aussi Lefèvre (Nout^èlle Athènes , p. 4.) cité dans la note de M. Boîssonade^ p. 361. Sur l'admission aa titre d'étudiant, voyeî Wytten« bach, 280.
(2) Uid., p. 85; Baeh., Hist. jur., lui, c. 11, 46; Villoison, Acad, des inscript», t. xlvii ; Wolf. sur la lettre 274 de LibaniuSy etSpanheim sur Julien, p. 120; Qo^eî.^Cod, Théod,, t. VI, p. 113
(3) Thid., S5» Voyez, sur Anatolius, Godefroy, Cod. Theod., t. VI, part. 2, p. 338; Valois, sur kïnm, Marc, p. 243; Wernsdorff, sur Himérius, p. 296.
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Atlfeènes assister aux exi^cices littéraires ^ et il pro^ t^ea puissamment Proaerésius. Celuirci , étendant de jour en jour sa réputation, fut appelé dans les Gaules par Constam^e Gésar^ puis envoyé à Rome, où on lui éleya une statue d'airain de grandeur naturelle^ avec œtte inscription qui dit tout sur l'esprit de ces temps : Rome y reine du monde ^ au roi d0 Véloquenee (1). A la fin l'Empereur lé laissa retourner à Athènes, «i lui conférant de hautes dignités; mais Rome ne pouvant se passer de rhéteurs, redemanda Proaerésiixs ou du moins un de ses disciples, et Pix>aerésius lui ^TFoya Eusèbe d'Alexandrie (^), homme qui était feit pour vivre à Rome^ si Ton en croit Éunape^ exercé datls l'art de flatter les grands et feçofiné à la corruption d'une capitale ; du reste sans au-^ cun talent oratoire, comme on pouvait l'attendre d'un Égyptien; car TÉgypte, dit Eunape (3), est si foUe de poésie, que le sérieux Hermès s'en est retiré. Il est aussi question dans cette vie de Proœrésius d'un rhéteur ncnnmé Musonius*(4) ^ qui fut
(1) Ihid,y p. 90 ; Lîbanîus, Epist, 278 ad Maxim.
(2) Ibid. , 91, Là finit le commentaire de Wyttenbach. M. B<HSsoBacle ne dit rien sur cet Ensèbe. Fabrjcîus , Bihl, grae,^ t. vit, p. 410, soupçonne que c'est le sophiste dont parle Pbotîus, Coé/. 134.
(3) Ihid^ , 9i. M. Boissonade remarque très^Men cfu'à ce compte l'Egypte était fort changée. Voyez Hejne, Opuscul., 1. 1, p. 92.
(4) Ibid., 92. Sur ce Musonius, voyez Wernsdorff rar Himérius, p. 472; Ions., ffùt, Philip jUy 7.
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exclu de sa chaire sous Julien , parce qu'il avait là réputation d'être chrétien. Proaei'ésius mourut à Athènes^ où il avait acquis une grande réputation, quoiqu'il n'y fût pas né : son pays était l'Arménie (1).
Après la biographie de Proeerésius vient celle d'Épiphanius le Syrien , un des rivaux de Proœrésius (2) ; puis celle de Diophante l'Arabe , qui fit l'éloge funèbre de Proœrésius (3) ; celle de Sopolîs, qui essaya d'imiter le caractère du style des anciens (4) ; celle d'Himérius de Bithynie (5) , qui passa quelque temps auprès de Julien/ et, k la mort de l'Emperemv vint à Athènes recueillir rhéritage de Proaerésius ; u écrivain d'un style facile et har- « monieux et qui s'élève quelquefois à la hauteur « d'Aristide (6). » Eunape accorde à peine une ou deux phrases à Parnasius (7), qui fut aussi professeur^ et ne manqua pas tout-à'-fait de mérite. La biographie de Libanius est un peu plus longue ; mais Eunape ayant raconté la meilleure partie de sa vie dans son histoire générale, à l'occasion du règne de Julien , n'a mis ici que des détails d'un faible intérêt. Cependant on ne peut nier qu'il ne caractérise^ Libanius avec exactitude. Son vrai talent, selon Eunape, était l'ironie (8) j il avait
(1) lùîd., p. 78. — (2) lèid., 93. — (3) Ibid., 93 ; voyez la note de M. Boisson., p. 388, 389.
(4) Ibid., 94; Liban. EpisL, 881. — (6) Tbid., 96, voyea WernsdorfiF.
(6) Ibid., 96. ^ (7) Ibid., 06. — (8) Jbid., 98.
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aussi la plus grande aptitude aux. affaires (1). On lui proposa les plus hautes dignités, qu'il refusa (2). Il était d'Antioche en Gélésyrie ; il avait été élevé à Athènes sous Diophante ; il visita Gonstantinople, mais il vécut et mourut à Antioche (3). Restent deux autres biographies de rhéteurs , celle d' Acaciusy né à Césarée en Palestine (4) , contemporain de Libanius et auquel celui-ci dédia son traité .Tnfi îù^vtAfy et celle de Nymphidianus de Smyme (5), frère du philosophe Maxime , et lui-même philosophe distingué , qui participa à la fortune de son frère sous Julien et remplit un emploi de secrétaire à la cour impériale.
Voilà les rhéteurs dont Euiiape a écrit l'histoire; les médecins sont Zénon^ Magnus , Oribaze et loniçus. Le premier est le maître de tous les antres : il était de Chypre (6) , et contemporain de Julien et de Proœrésius. Il parait que Magnus était meilleur professeur que praticien : on établit pour lui une école de médecine à Alexandrie (7). Ioniens de Sardes (8) ne fut pas seulement un médecin du plus grand mérite, mais il cultiva avec soin l'art oratoire 9 la logique et la poésie. Il y eut aussi en Gaule à cette époque un médecin célèbre nommé Théon (9) ; mais celui qui éclipsa tous les autres
(1) Ibid., 99. — (2) Ibid., 100.
(3) Ibid., K^Ktlrlf 5r*w iCicf zfi^»9. —(4) Ibid., 100, 101.
(5) Ibid,, 101, 102. -^ (6) Ibid., 102.
(7) Ibid., 102, 103 ; voyez la note de M. Boisson. , 411, 412.
(8) Ibid., 106, 107. — (9) Ibid., 107.