‹ Fragments philosophiques (volume 2)Chapitre 22 sur 25 · SUR LB 00MIA8 BB PLATON · texte numérisé non relu

SUR LB 00MIA8 BB PLATON

ThéophraatOy dam Eudocia , ne dît pas seulement qu'EmpédocIe e$t un élèvt de Parménide , il dit enobre> ce qui ûonvient assez au caractè^ cotnm d'Empëdode> qu'il a'eSbrça d'atteindre à la re^ notamée de son maître^ ^nf^urnvy et qu'il imita sa manière dans ses yers^ yn^nriif U t^< TOÈjifjma-iv i de là le pôëme d'EmpédocIe sur la nature, poëme dont nous avons encore un très*^and nombre de fragments, et dont Olympiodore, cite, rpti^. iv, le vers connu :

11 cite encore, Tpd^. xxxv, ce mot obscur d'EmpédocIe, « rnv ^ihiAV ivodv rov a-^ojpoi^y » ajoutant : ce En effet, l'amour est dans l'essence même du (c principe de toutes choses, puisque là l'union est «partout et la division nulle part. » Sturz, qui cite ce passage d'après le manuscrit de Seitz (1), ne l'elxplique point i et plus tard il se perd dans une compilation sans critique des diverses opinions anciennes et modernes sur le Sphœrus d'Ëmpédocle. Selon nous, Syrien, dans son commentaire inédit sur la métaphysique d'Aristote, lève toute difficulté. Syrien dit positivement qu'Èmpédocle distinguait deux mondes : le monde sensible et le monde intelligible ; que le monde sensible est le règne de la haine, vuKoç-y que le monde intelligible au contraire est le règne de l'amour, pthiAi et que

(1) Voyez Slurz y Empedoclts Agrigentinus y p. 236.

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ce dernier monde s'appelle i ^paS^of. Je cite la traduction latine de Bagolini : In inteUigibili nmndo àppellato sphœro seeundùm actionem dominari amicitiam propter unionem immateriaUum et di^ vinarum substantiarum (1). Je donne en même temps le texte grec tiré du manuscrit inédit de la Bibliothècpie royale de Paris ^ n"" 1893> foL 31 , lin. \ lîK a TovTwr TÔT ifx^^ '^^^ '^* vùnirh Koa-fjLov Âr«e- ^tuvîcdeti j^ Tor cwVfljfTor iv (lif ovvrf vùnr^i o-^Aiptj^ îrpotf-- Ayo^îvofjiivij^ katÀ rnv Toin^tv» iTtKf^etrttv riiv ^iKiAV J'tÀ Tfiv ivm<nv rZf ivhm i^ 9uofv ovViSv. Cette explication de Syrien ne laisse rien à désirer, et il est très-probable qu'Empédocle aura donné le nom de ^-^«Tpo^ au monde intelligible, parce que ce monde uni par l'amour peut être comparé à une sphère partout unie, d'après l'expression métaphorique de o-ps^tpêKif^ le rotundus des Latins, qui s'employait pour désigner l'égalité, l'unité parfaite , la perfection , ainsi que l'expression de carré, etc. J'ai fait voir, dans ma dissertation sur Xénophane , quel est le yrai sens de 0-^<t/pixoV appliqué à Dieu. C'est dans le même sens qu'Empédocle, disciple de Parménide, disciple lui-même de !]^énophane , aura employé le mot (T^fitTpof pour marquer la ressemblance, l'égalité, l'unité des esprits, lorsqu'ils sont unis par

(1) Sjriani antiquissimi interpretis in ii,xti et xiii Aristotelis libros metaphysices commentarius, à Hieronjmo BagcK lino; Yenetiis , 1558, p. 33. Secundiun actionem est un contre-sens ; K«r« r«y ^oino-tt désigne le poëte Ëmpédoclc.

Tamour* Faute d'avoir bien compris ce sens de ff^aypofy beaucoup de critiques anciens etmoderties se sont mépris sur le système d'Empédocle , et se sont imaginé les uns que c'était le monde matériel; les autres que c'était Dieu qu'il appelait o (r^tufiof (1). Mais Syrien s'exprime à cet égard de la manière la plus certaine, et ne laisse aucun doute sur l'interprétation véritable qu'il faut donner de la phrase d'Olympiodore.

Si du maître nous passons au disciple, c'est-à-dire à Gorgias, nous trouverons encore dans ce commentaire quelques détails au moins qui ne sont pas ailleurs. Sans doute l'introduction que nous avons citée ne nous apprend rien de nouveau sut* Gorgias. On savait déjà que Gorgias de Léontium était venu à Athènes avec une mission relative à la guerre contre les Syracusains, ayant avec lui un dé ses disciples, le rhéteur Polus d'Agrigente ; on savait qu'il logea chez l'orateur Calliclès, et qu'il eut^ pendant son séjour , les plus brillants succès. Le Scholiaste de Platon disait déjà que les jours où il parlait étaient des fêtes (2). Pas la moindre citation

. (1) Voyez Simplicius, Commentaire surlaphfsiqae^jérisf^t^e, lîv. Yi, p. 392 et 393 de la traduction latine; Venise^ lâd7. Simplicius a trompëTiedemaon^tom» i*'') p. 63, etTennemann, Manuel de V histoire de la philosophie , Iwëàtikua, fnioçaiise, 2« édit. , tome i«% p. 123.

(2) On ne voit pas pourquoi M.^ Geel révoque ce fiiit 'en doute, Historia critica sophistarum, p» 22 : Nohis. hilàmpadeé et intermissa deorum jesta valdè suspecta sunt. Mais it s^agit

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