‹ Fragments philosophiques (volume 2)Chapitre 24 sur 25 · OLYMPIODOWS · texte numérisé non relu

OLYMPIODOWS

« mais oômme simple occasion. La sensibilité est i< semblable à un messager ou à un héraut ; son rôle « est d'exciter l'esprit à produire la science. C'est u dans ce sens qu'il est dit dans le Timée que nous « acquérons par la vue et l'ouïe l'idée générale de « la philosophie, parce qu'à l'occasion des sensali tions perçues par ces deux sens, nous nous éle- (c vons jusqu'à la réminiscence. ••• »

5* Leçon. Ti Si H — jusqu'à : Mupi*f yiv yùLp ifiif à^-^ohietf iTAfi-xii ri <rSfjL«t9 feuillet 162 verso; Bekk. page 21 ; traduction françarse, page 104 : « En ef- « fet, le corps nous entoure de mille gênes.... »

Cette leçon continue le développement de la différence de la sensibilité et de la raison, des sensations et des idées proprement dites, a La raison « diffère de la sensibilité, en ce que celle-ci coni< naît sans savoir ce qu'elle connaît, parce quelle « ne revient pas sur elle-même; retour dont le « corps est incapable, ainsi que tout ce qui a son H existence dans le corps; au contraire, la raiison « connaît les objets sensibles et se connaît elle- « même, car elle sait qu'elle connaît. ... Le semblaa ble n'est connu que par le semblable. » • - Le morceau suivant peut donner une idée de l'optimisme alexandrin : « Il y a deux triades- d'idées ; « d'un côté le bon, le juste, le beau ; de l'autre, la « grandeur, la santé et la force. Ces deux séries H d'idées ne diffèrent pas, connue on l'a dit, en ce (c que l'une appartient à l'âme et l'autre au corps ; (( car toutes deux appartiennent à tous les êtres; le

<c bon, puisque le créateur est bon , et que l'être «'bon n'étant pas susceptible d'envie, ne peut faire (< que des choses bonnes comme lui , et parce que c< le bien exclut la substance du mal ; le juste, parce c< que chaque chose est distincte des autres dans w l'univers , et remplit la fonction qui lui est pro- « pre, et que maintenir à chaque chose sa foncer tion , est le caractère de la justice ; le beau enfin, « parce que toutes les choses sont unies entre elles, u et que Funion est la beauté même. D'autre part, w la grandeur appartient à toutes choses, caçmême (f dans les choses spirituelles, s'il n'y a pas de quan- « tité continue, il y a quantité en ce sens qu'il y a (c pluralité, et par conséquent il y a de la gran- « deur. Toute chose, en tant que composée d'élé- « ments combinés dans une proportion durable, a cir en soi la santé. Il en est de même de la force. »

Comme Simmias donne son assentiment à ce que Socrate dit des idées, Glympiodore prétend que cela vient de ce qu'il avait été en commerce avec les pythagoriciens, lesquels admettaient la doctrine des idées. Et il est certain que la doctrine pythagoricienne des nombres préparait à la doctrifie platonicienne des idées; mais il ne faut pas confondre ici ces deux doctrines , quoi qu'en dise Glympiodore, ainsi que toute l'école d'Alexandrie, qui, pour donner plus d'autorité à son système, le faisait remonter de Plotin à Platon, de celui-ci à Pythagore, et même de Pythagore à Orphée.

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A propos des pythagoriciens et de la maxime presque pythagoricienne qui se trouve dans le passage de Platon : (c qu'un chemin détourné peut (( seul conduire la raison dans ses recherches, » Olympiodore cite deux vers pythagoriciens, qui ne pouvaient pas échapper à Wyttenbach , et que le critique hollandais donne ainsi, d'après le manuscrit de Leyde : ta /mv TrAriwatp ttfjLA^Aty t« a-TeiCuv KAr Eripmf S^ ^X^""' f^ ««flofut. Ruhnken, d'après ce même manuscrit de Leyde , donne aussi icciîi mais cette particule, qui rompt le vers pen« tamètre et fait deux fragments d'un seul , ne se trouve dans aucun des manuscrits de Paris* Tous aussi confirment la leçon, K^BofAHy que, sur la foi de Ruhnken et de Walkenaer, Wyttenbach a fini par maintenir (1).

6® Leçon, livpiaf (liv yÀf ifilv Àtr^^hiAf ntAfi^tt to (r£(A,tt,,.. jusqu'à Oùkov¥ Ï^v ô ^^KpArnf.».. feuillet 164; Bekk. pag. 23; traduction française^ pag, 206 : « S'il en est ainsi , mon cher Simmias, cf tout homme qui...* »

M L'imagination et l'ambition sont inhérentes à H l'âme. Ce sont les premiers vêtements dont elle (c s'enveloppe , et les derniers qu'elle dépose : â

i< L'imagination empêche la pensée ; l'enthousiasme i( ou le mouvement de la raison vers les choses « divines s'arrête, si notre imagination vient à être

(1) Voyez Wyttenbach , in Phœdonem, éd. Leips. , p. 160.

SUR LE PHÉDOJV. 491

a émue; car l'enthousiasme et l'Imagination sont « opposés l'un à l'autre. C'est pourquoi Épictète « nous recommande de nous dire à nous-mêmes : « Imagination, tu n'es qu'imagination; ce que tu ce me montres n'existe pas (1)» C'est pour ne u s'être pas affranchie de l'imagination que l'école « stoïque a fait Dieu corporel , car l'imagination ce donne un corps à ce qui n'en a point. L'âme « ne s'affranchit de l'imagination qu'en s'élevant « aux idées.

« La Calypso d'Homère est un symbole de l'ima* « gination, qui obscurcit (««tÂu4«> hakuttuv) larai- (c son, comme un nuage voile le soleil. »

Ici Olympiodore cite un demi-vers que nous n'avons pas vu ailleurs : « Imagination qui couvre « les objets d'un voile» : rh S^n* ^û^vm^in Tctru-

7* Leçon. Ovkovv hn ô 2«;tf)«tTJf r.... jusqu'à XpA ùvv^ Un > o ZtfjLfiiçt.*-. feuillet 165 verso; Bekk, pag. 25 ; traduction française , pag. 209 : « Ainsi donc , Simmias, ce qu'on appelle la force. ..^ »

(( Selon Platon et Âristote, dit Olympiodore , « l'espérance tient à l'intelligence. Voilà pourquoi « les êtres raisonnables seuls sont susceptibles d'es- « pérance; car Tespérance a pour objet ce qui (( n'est pas j tandis que l'animal sans raison n'a le (c sentiment que de ce qui l'affecte actuellement. »

D'un passage de cette leçon , on pourrait in-

duire qu'Harpocration , Proclus et Ammonius , le maître d'Olympîodore , ayaient chacun composé un commentaire du Phédon. Pour Harpocration , c'est la deuxième fois qu'il est cité par Olympiodore, et ici la citation semble bien indiquer un commentaire spécial. Platon, en montrant que toutes les passions viennent du corps, ayait dit que celui qui aime son corps aime aussi l'argent et le pouvoir. Harpocration, d'après Olympiodore , s'était demandé pourquoi Platon ne rapporte pas aussi à l'amour du corps celui du plaisir, Harpocration, dit-il, élève cette question, mais il ne la résout pas. Proclus en donne cette raison f que déjà plus haut Platon a insisté sur le. danger du plaisir ; mais cette raisonne satisfait point Olympiodore, et il vante la solution d' Ammonius, son maître, qui n'est pas elle-même exempte de subtilité.

Dans une partie de cette leçon où il est question des causes qui font manquer quelquefois la destinée d'un homme, on trouve cette phrase dont Olympiodore ne nomme point Fauteur : ce Plus d'un « Platon laboure la terre. » itoaxo? yÀf ïlKAT&nf TWK ynv a-KATTova'tVj iç t^tt tk.

Je trouve aussi dans cette leçon un demi-vers qui m'est inconnu, et dont il faut grossir le catalogue des Ao>/flt : « L'oracle a dît : que l'espérance « enflammée te nourrisse. »

« L'oracle appelle enflammée l'espérance di-

i< vine, parce que les anciens assimilaient la divi- « nité au feu* »

 Toccasiou de la maxime orphique citée par Platon : « Beaucoup prennent le thyrse, mais peu « sont inspirés » : ïlo\hos /uir vapOnKo^ifoty Tttupoi «ri T« fioiKxory sur ce mot $iKx<^$y Olympiodore ne manque pas de reprendre le mythe de Bacchus, et de reproduire sa première interprétation que nous avons déjà donnée, et qu'il complète ainsi : a Bac- (c chus déchiré par les Titans, c'est l'âme humaine (c divisée par les passions , et les morceaux du (c corps de Bacchus réunis par Apollon, sont le (c symbole du passage de la vie tourmentée des (( passions à la vie une et simple de l'intelligence.

(( Le mythe de Proserpine a le même sens. La (C jeune fille est conduite aux enfers , mais ensuite a elle en est ramenée, et elle habite aux mêmes (( lieux qu'auparavant, auprès de Gérés.»

%^ Leçon. Apetovv, i^vy <» Si/Af(iA«.. jusqu'à EiVoWof «T» Tov 2û)xpÉtTouf TAVTct... fcuillct 1 67 à vcrso ; Bekk. pag. 28 ; traduction française, pag. 212 : « Quand « Socrate eut ainsi parlé. . . »

Dans cet admirable passage > Platon montre la vanité de cette fausse prudence qui ne renonce à un plaisir que dans la crainte d'être privée d'un autre , et n'a jamais pour but que le plaisir. Il fait voir que la vertu qui résulte des transactions des passions entre elles n'est qu'une vertu mensongère, la vérité de la vertu consistant précisément dans la lutte contre toutes les passions. Il paraît que les

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interprètes alexandrins avaient recherché quelles sont les vertus mensongères qui résultent de ces transactions. Quelques interprètes avaient pensé que Platon veut parler des vertus naturelles ; mais c'est une erreur , dit Olympiodore ; car ces vertus ne sont point mensongères ; elles sont véritablement ce ({u'elles paraissent être. Selon lui , c'est Proclus qui a le mieux développé le sens de ce passage , et Olympiodore rapporte tout ce développement, lequel est assez étendu et indique un commentaire régulier. Proclus donnait comme vertus mensongères celles qui ne résultent ni du tempérament et de l'instinct, ni de la raison, mais d'une nécessité extérieure ; comme , par exemple , lorsqu'on a du courage par peur, etc.

Sur un autre point de ce même endroit , les interprètes avaient soulevé une question trop indifférente pour qu'il soit besoin de la mentionner ici, et sur laquelle Olympiodore nous rapporte encore l'opinion de Proclus. Cette opinion ne le satisfait pas et il préfère celle de Damascius. On ne peut donc guère douter d'après cela que Proclus et Damascius n'eussent composé sur le Phéddn des commentaires qu'Olympiodore avait sous les yeux et qui ont péri.

Voici encore de cette même leçon un fragment qui n'est pas sans intérêt : Platon, dans le Phédon^ fait dire à Socrate qu'il a travaillé toute sa vie II paivenir à la vraie philosophie et que bientôt, à ce qu'il croit, il va savoir s'il a réussi. Ces mots.

SUR LE PHBDON. ^95

a ce qiCil croit, it ifAoi J^oKtly avaienl fait penser à certains commentateurs, probablement avec d'autres motifs, que l'immortalité de l'âme n'avait été pour Platon, comme pour Socrate, qu'une espérance sans certitude. C'cSt du moins ce que dit positiyement Olympiodore, et il nous apprend en même temps qu'Âmmonius avait composé un livre tout exprès sur ce passage pour défendre Platon : ô J^g yi ^l^oVo^or ÀfJL(Jt69viùf fjLOvoCiCKop iypa,4'fv iU to }^eùpiov

iTOKoyovfji%pof i-Trif aùtùv. C'est un renseignement qui ne se trouve point ailleurs que dans ce commentaire.

9* Leçon. E/toVto< «Tw to5 xaKpeirovf r<tZret.„ jusqu'à ïlttKttioç iiiv ovv l<Tri rtf ?^oyoç.., feuillet 169 ; Bekk. p. 30 ; traduction française, p. 21 3 : « C'est « une opinion bien ancienne.... »

Cette leçon est consacrée au développement de l'argument de Platon appelé des contraires, àto tSv ivttvTiaVi qui a excité dans l'antiquité une si vive et si longue controverse. Malheureusement toute cette controverse est perdue, et c'est ici a-peu-près le seul passage de l'antiquité qui en ait conservé quelque débris.

Olympiodore ne pouvait se dispenser de citer sur un point aussi important l'opinion de Proclus. Il le fait donc, mais avec Proclus il mentionne Syrien, et il les confond en quelque sorte : K^i/ toSÎto

Toïç otKtiotf v'?roiJLvtifjLct(rt. Or, Marinus dit dans la vie

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de Proclus(l), que la plupart des ouvrages que Proclus composa dans sa jeunesse ne sont guère que les leçons de Syrien ; voilà peut-être pourquoi Olympiodore les confond et dit : Proclus ou Syrien; et voilà pourquoi encore, tout en les confondant , il restitue à Syrien l'originalité qui lui appartient; car, de peur qu'on ne se trompe sur l'auteur de To7r oÎKiiôiç vTOfjLvnfjLAa-h Olympiodore ajoute : Kiytâ S"» tà :^vpietvovi et il déclare qu'il lui parait^ inutile d'écrire sur ce sujet après un homme tel que Syrien : (jLti y$i^€ùv iU Avrà. if toS S^iS^AO-niKov j/pet^ctyTorj et il le cite textuellement : J'uKw^iv ovv touto ovreûç.

1 "* Objection. « Tous les contraires ne naissent pas les uns des autres ; le sommeil nait bien de la veille, mais la veille ne naît pas toujours du sommeil. L'enfant naît éveillé sans avoir dormi. Est-il donc absurde que, quoique la mort naisse de la vie, quoique le vivant se change en mort, la réciproque n'ait pas lieu ?»

2* Objection^ qui n'est qu'un développement de

(1) Édit. de M. Boissonade, ch. xiii : TÙ MyifitM oviùTrrtKmt f^ fiîT îviK^tnmç ù^6yfuÇùfttif0Ç ^ TônuTcv iv où çrûTiXS ZÇ^fm i^tMûVy icTi iy^ùûf #g tÎKorrof troc etyatf aXXet tî sroAA* 9vnyftf^^i ig TU, ùç TlftAtùit yXaÇtff» ofraiç xeù) ivio-njftSç yifMrrtt ù^ûfcftiftùtTu. Le même Marînus dît que Proclus avait lu avec Plutarque le Phédon, et que Plutarque l'avait eugagé à rédiger les remarques qu'ils faisaient ensemble . en lui disant qu'on appellerait ce commentaire le commentaire de Proclus sur le Phédon : ta^ut 9^ IlfozXùu ù^ûfotjftaTct, Çi^ofiiptt tU rof ^eti^mu, Ibid., ch. XII.

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la première : k Le vieux naît du jeune, mais le jeune ne naît pas du vieux. »

3* Objection. « Le jeune se change en vieux, mais le vieux ne se change pas en jeune. »

A ces trois objections, Proclus ou Syrien, TîpUKoç Sroi XvptAvify font des réponses assez peu intelligibles et passablement sophistiques. Nous ne citerons que la réponse à la troisième objection, où l'auteur suppose et développe un cas où le vieux se change en jeune. (cSoit un individu de sept ans et ce un autre qui vient de naître; le premier a d'abord « de plus que l'autre son âge. tout entier, sept dé- « passant zéro de sept. Au bout d'un an , le pre- (t mier a huit ans , et le second un an. La différence <( qui était de tout à rien n'est plus que du plus au i( moins, de l'entier au huitième ; et le progrès des i< années diminue ce rapport a l'infini, de sorte que « le vieux se change en jeune; car le premier indice vidu devient plus jeune par rapport au second, et (( cela est ainsi dans la réalité; le progrès des ans « tend à effacer la différence des âges. »

Vient ensuite une discussion sur la métempsycose dans lé même genre que la première.

Olympiodore propose de dire (Asr€va-0iJLAT(àa-tÇi m- /^orporatioriy incarnation, plutôt que (JL^rîfjL^^^'^a'tfi métempsycose, car selon lui la vraie doctrine est qu'une seule âme revêt différents corps, tandis que le mot métempsycose semble indiquer que plusieurs âmes viennent animer le même corps.

(( Un philosophe fait cette objection contre la mé-

498 OLYIfHOIXlRB,

H temiwyoose : il faut examiner si jamais l'âme, (c comme un tissu qui a sen4 à faire plusieurs vè* (c twients, après avoir reyéUi plusieurs corps , ne « finit pas par périr elle-même. Par exemple, pre^ « nez r&me irraisonnablè, l'âme végétatite : quand K elle survivrait à sa séparation d'avec le corps c« qu'elle anime, on ne peut pas dire qu'elle ne pé^ H rira jamais, après avpir passé par plusieurs frafw H mes. Or, si nous ne pouvons pas dire que l'âme M in^aisonnable passe sans cesse en d'autres corps, ce bien qu'elle survive à sa séparation, on ne peut (( pas dire non plus que l'âme raisonnable se transu mette sans cesse ; et il faut que Platon accorde k u métempsycose de l'âme irraisonnable, ou qu'il nie u celle de l'âme raisonnable ellengoiâme. n Olympo^ dore ne nomme point l'auteur de oette objection. Plusieurs indices nous portent à penser que ce philosophe est Straton appelé le Fh^sicien, i «vcrixor, un des plus grands successeurs d' Aristote. Dans le second commentaire que conti^inent nos manuscrits, cette même objection revient et est positivement attribuée à Straton; c'est à Straton, que Favait empruntée Boetbe, contre lequel avait écrit Porphyre (1).

Platon avait fait dire à Socrate : a Si quelqu'un

(1) Eusèbe, Prœp. Et^angsl, XV, 11; Sîmplicius, de Anima, III. Voyez aussi , sur cette question , Albinus , XXV. Sur Straton , voy. le Manuel de Tennemann , trad. franc. 2« édit., t. I , p. 199, et notre Cours de philosophie de 1828, tom. I , pag. 286.

Sim LB PHÉDON. 490

cr nous enlendaîl^ iùuce un faiseur de comédies, je c< ne pense pas qu'il put me reprocher que je ha^ a dineetqne je m'occupe de choses qui ne me r»* u gardent pas. » Tout le monde pense naturelle* ment à Aristophane et a la comédie dea Nuées j mais Olpnpiodore nous apprend que Platon a ici particulièrement en vue le comique Eupolis, dont il nous rapporte deux yen sur Socrate : a Ti iHr^ izuff ro9 iS^Xê^^if xJtt^^Îis 5 t' *ax« (jàf Tî^poWiatir» ovotfirr KmrëjpJyêtf S^uy toutov xttTit/usAsjci. » J^aban** donne à de ]dus habiles le soin de combattre ou d'appuyer la restauration que Wyttenbach propose de ces vers, et j'aime mieux citer ici deux rers dn même genre, ou d'Eupolis , ou d'Amipsias(l), ou d'un autre, qui se trouvent dans le commentaire de Proclus sur le Parmémde (2) : Adrov /uo rip XmjL^ifnv

Kdii So^xpctTirr Tor ^T»;^or àfaKio-y^np • H Tlpii'sKûç i yrSv àJ'^Kîf^Sp ttç yi rsf.

40* Leçon. n«x«ior fàr •vf<... jusqu'à m^i f^ipy Un Q KiCtif vtùkaC^, feuillet 174 à verso; Bekk. p. 35 ; traduction française, p. 21 9 : a Oui sans doute^ dit Céhès en VinterrompanU

Cette leçon est la continuation de la précédenlei. Proclus et Syrien y sont encore cités ensemble, et comme ne faisant qu'un seul et même commenta-* teur : ilpoitAo^ «toi ô SvpiatroV. Syrien y est une autre fois citaé tout seul. Et on yoit qu'Iamblique avait également commenté le Phédon^ d'après un pas- Ci) Diog. de L., II, 28.

(2) Edit. de Paris, tom. iv, pag. 50.

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