XX AVERTISSEMENT
comme Tont entendu Platon ^ les plus illustres
docteurs de l'Église , et la Sainte-Écriture dans la grande parole : Je suis celui qui suis. Évidemment, il est alors question de la substance qui existe d'une existence absolue et étemelle, et il est bien certain qu'a n'y a et qu'U ne peut y avoir qu'une seule substance de cette nature.
2^ Jamais je n'ai dit, ni pu dire, que le moi et le non-moi ne sont que des modifications d'une substance unique , et j'ai dit cent fois le contraire. Si j'ai souvent désigné le moi et le non-^moi par le mot de phénomènes , c'est par opposition à celui de substance, entendu au sens platonicien, et réservé à Dieu; et je ne conçois pas pourquoi de cette opposition , qui n'est pas contestée , on a voulu conclure qu'à mes yeux ces phénomènes n'existaient pas réellement à leur manière , et avec l'indépendance limitée qui leur appartient ? Ck)mment aurais-je pu faire du moi et du non*moi de simples modifications d'un autre être , quand j'établis partout que ce sont des causes , des forces , au sens de Leibnitz , et quand toute ma philosophie morale et politique