‹ Fragments philosophiques (volume 3)Chapitre 55 sur 92 · AM£ , MATIÈRE ET DIEU · texte numérisé non relu

AM£ , MATIÈRE ET DIEU

Ame.

L'ame, ou le moi réel et substantiel, est objective : car elle ne tombe pas sous l'œil de la donsciénce. Examen de l'opinion qui fait du moi uîi phénomène ou une succession de phénomènes;

La connaissance de l'ame ou du moi réel et substantiel est le réisultât de l'application du principe des substances.

Application primitive et noii pas logiqtiè i qui donne un être déterminé , réel , moi ; fait prîniilif composé d'une modification individuelle > d'un moi, et d'un rapport individualisé dans ses deui^ terihes^ niais qui enveloppe un rapport fondamental et essen^ tiel entré toute modification et tout être.

Distinction du jugement primitif conforme aux lois naturelles de tout jugement, et du jugetnent logique partant d'un principe logique, c'est-à-dire indéterminé , pour arriver à une conséquence logique et indéterminée.

Le moi identique et un nous est manifesté par un jugement qui intervient dans la mémoire, comme le moi par un jugement qui intervient dans la conscience.

d'un cours de philosophie. 271

Examen de l'opinion qui fait apercevoir lé moi identique et un par la conscience.

Le jugement primitif d'identité enveloppe le rapport absolu de pluralité à Unité ^ de succcession à dui*ée.

Matière.

Le principe de causalité, recueilli dans un fait primitif de conscience et devenu principe absolu , nous fait concevoir dans certains cas des causes extérieures. L'intervention de la perception nous manifeste, pour ainsi dire , le comment de ces causes, savoir l'étendue. Le principe des substances, recueilli dans le fait primitif du moi, et devenu principe absolu , nous suggère nécessairement la conception d'un être réel mais indéterminé sous l'étendue, qui nous apparaît alors comme la qualité première d'une substance que nous appelons matière,

Les causes externes, c'est-à-dire les qualités de la matière , varient ; mais le principe d'identité et d'unité recueilli dans le jugement de la mémoire , et devenu principe absolu, nous suggère nécessairement la conception d'un être identique au milieu des variations de ces qualités.

La perception a été supposée et non démontrée comibe principe intermédiaire nécessaire.

Dieu.

L'expérience ne permettait pas d'attribuer à là matière la causalité ititeiitionnélle, et neltii laissant

ayi PROGRAMME

que des pouvoirs ou forces physiques , les priacipes de causalité et d'intentionnalité persistent , et , aidés par le principe d'unité , nous font, placer la causalité et l'intentionnalité véritable dans une seule c^use suprême que le principe des substances nou^ fait concevoir comme un être réel et substantiel , lequel est Dieu.

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