DES IDÉES
l'esprit humain le fondement de toute connaissance ; ce sont là les principes directeurs de l’entendement, les notions universelles et nécessaires, les lois de tout jugement et de toute conception, les universaux du péripatétisme. Voila pourquoi l’eidos est presque toujours développé dans Platon par le καθ᾽ ὅλου; par exemple, εἶδος τῆς ἀρετῆς ou ἀρετὴ καθ᾽ ὅλου» Ménon, Bekk., p. 339; et partout ailleurs, de la même maniére. Kar’ εἶδον’, κατ᾽ εἾἶδη λέγειν» σκοτεῖν» veut dire considérer les choses sous un point de vue général, comme, par exemple, le χατ᾽ εἴδη σκοπεῖν du Politique qu'explique parfaitement l'expression analogue du Sophiste, κατὰ γένος διακρίνειν. On trouve déja cette expression technique dans le passage suivant du Phèdre : δεῖ γὰρ ἄνθρωπον ξυνιέναι κατ᾽ εἶδος λεγόμενον» ἐκ πολλῶν ἰὸν αἰσθήσεων εἰς ἕν λογισμῷ ξυναιρούμενον. Bekk., p. 45 et 46 : En effet le propre de l'homme est de comprendre le général, c'est-à-dire ce qui, dans la diversité des sensations, peut étre compris sous une unité rationnelle. Κατ' εἶδος λεγόμενον (suppléez τὸ avec Heindorf et Schleiermacher, soit en le sousentendant, soit en l’insérant dans le texte) est proprement ici la catégorie de la généralité.
Nous avons vu que l’idée de la généralité enveloppe et domine dans l'esprit humain les idées les plus particulières, et que par conséquent l’eifos est le fond même de l’esprit humain, qui par là se maintient dans un rapport constant avec l’intelligence absolue. Or, la nature est la sœur de l’hu-