Abœl. opp., Hist. calam., p
ger sa première affection pour Abélard en des sentiments contraires. Mais toutes ces misères n'appartiennent point a riiisloire. Ce qui importe à l'histoire, c'est de savoir ce qu'enseignait Guillaume de Cliarapeaux à Saint-Victor et à Notre-Dame, et en quoi consistait le réalisme qu'on lui attribue. Malheureusement il n'a été publié de notre auteur que deux opuscules théologiques, très-probablement de la (in de sa vie; l'un, qui est un fragment sur V Eucharistie^'^ l'autre, un petit traité sur l'origine de râme^. La bibliothèque du Roi, fonds de Notre-Dame, possède un autre écrit de Guillaume, intitulé les Sen-tences, qu'on a donné ^ pour un abrégé de théologie, et comme l'antécédent du fameux livre des Sentences de Pierre le Lombard. Mais c'est une erreur; nous avons examiné avec soin le manuscrit de Notre-Dame^, et c'est tout simplement un recueil d'explications sur certains points de doctrine, sur des vertus et des vices, ainsi que sur des passages de l'Écriture sainte. Quant aux nombreux ouvrages philosophiques que Guillaume avait composés, quibus , dit de Wisch ^, realium doctrinam non parum illustravit, il n'en reste pas un seul, qui soit inscrit du moins dans aucun catalogue; on n'a même conservé le titre d'aucun d'eux, et Guillaume de Champeaux n'est plus qu'un nom célèbre.
Nous savons qu'il avait défmi l'invention en dialectique, la science de trouver le moyen terme; et Jean de Salisbury, sans donner cette définition comme parfaite , la
\. Mabillon, ^w;2a^, t. t; fTi.îr. /zf^, t. x, p. 312.