Histoire lilléraire, t. xii, p
5. Metalogicus i lib. ii, c. 17. « Egerunt operosius Bernardus Carnotensis et ejus sectalores ut componerent inter Aristotelem et Platonera, sed eos tarde venisse arbitror et laborasse in vanum ut reconciliarentmortuos qui, quamdiu in vita licuit, dissenserunt. w
h Ibid., lib. IV, c. 55 « Ille ideas ponit, Platonem œmulatus et imitans Bernarduni Carnotensem , et nibil prœter eas genus dicit esse vel speciem. »
H. Ibid. « Ideam vero œternam esse consentiebat, admittens œternitatem Providentiae. »
est donc postérieure à Dieu , comme l'effet est postérieur à la cause; mais, pour être, elle n'a besoin que de Dieu et ne relève d'aucune cause extérieure '. Bernard avait développé cette doctrine dans une exposition de Porphyre que nous n'avons plus ^. H l'avait aussi développée dans un poëme dont Jean de Salishury nous a conservé quelques vers ^. En effet, Bernard de Chartres était poêle aussi Lien que philosophe, et la Bibliothèque royale possède plusieurs exemplaires d'un traité de cet auteur, divisé en deux pnrlies, le grand inonde et le petit monde, Megacosmus et Microscomus, ouvrage mêlé de prose et de vers, a Timitation de Boece. C'est un système de Tunivers à la manière de Platon, et <.ui atteste un esprit nourri de Macrobe et peut-être même du Timée. VHistoire littéraire a fait connaître cette composition singulière et en a donné quelques extraits. Nous l'avons étudiée à notre tour, dans le beau manuscrit du fonds du Roi, n" 6415, et nous eu tirerons un petit nombre de passages relatifs a notre sujet. Selon Bernard de Chartres, les deux éléments primitifs et éternels sont la matière et l'idée. La Providence apj)lique l'idée à la matière, et la matière s'anime et prend une forme ^. Dans l'intelligence divine étaient d'avance les exemplaires de la vie, les notions éternelles, le monde
i. Metdlogicus, lib. ii, c. 17. « Ideam vero, quia ad hanc parilitatem non consurgit, sed quodammodo natura posterior est, et velut quidam effectus, manens in arcano consilii, extrinseca causa non indigens, sicut aternara audebat dicere, sic coaeternam esse uegabat. w